ETF : : tous les articles de Finance Héros https://finance-heros.fr/categorie/bourse/etf/ Prenez les bonnes décisions financières ! Tue, 09 Dec 2025 08:39:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.3.7 ETF de levier : ETF leveraged ou SRD ? https://finance-heros.fr/etf-de-levier-etf-leveraged-ou-srd/ Thu, 28 Aug 2025 14:11:14 +0000 https://finance-heros.fr/?p=122635 Si vous cherchez à dynamiser votre portefeuille boursier avec un effet de levier, deux options s’offrent à vous : les ETF leveraged (ou ETF à effet de levier) et le SRD (Service de Règlement Différé). Bien que leur objectif commun soit d’offrir un effet multiplicateur à vos investissements, leurs mécanismes, leurs risques et leur accessibilité […]

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Si vous cherchez à dynamiser votre portefeuille boursier avec un effet de levier, deux options s’offrent à vous : les ETF leveraged (ou ETF à effet de levier) et le SRD (Service de Règlement Différé). Bien que leur objectif commun soit d’offrir un effet multiplicateur à vos investissements, leurs mécanismes, leurs risques et leur accessibilité diffèrent sensiblement.

➡ Dans cet article, je vous aide à bien comprendre les différences entre ces deux instruments pour choisir le plus adapté à votre profil d’investisseur.

Qu’est-ce qu’un ETF leveraged ? Et le SRD ?

ETF leveraged (ETF à effet de levier)

Un ETF leveraged est un fonds indiciel coté en Bourse qui cherche à reproduire la performance amplifiée d’un indice boursier (comme le CAC 40, le Nasdaq, etc.).

Par exemple, un ETF CAC 40 x2 vise à multiplier par deux la performance quotidienne de l’indice. Si le CAC 40 gagne 1 %, l’ETF gagnera 2 %. L’inverse est également vrai en cas de baisse.

Ces ETF utilisent des produits dérivés (comme des swaps ou des contrats à terme) pour obtenir cet effet de levier. Ils se négocient en Bourse comme une action, ce qui les rend accessibles facilement via un compte-titres.

⚠ Attention : l’effet de levier s’applique quotidiennement, ce qui peut entraîner des écarts significatifs si l’on conserve l’ETF plusieurs jours en période de forte volatilité.

Le SRD (Service de Règlement Différé)

Le SRD est un mécanisme qui vous permet d’acheter ou vendre des titres à crédit, sans débourser immédiatement la totalité du capital. Vous avez jusqu’à la fin du mois boursier pour régler la position ou la revendre. Ce dispositif est disponible uniquement pour certains titres et nécessite un compte-titres SRD autorisé.

🔎 Vous pouvez ainsi :

  • Acheter à effet de levier (jusqu’à 5 fois la couverture apportée).
  • Vendre à découvert (pour parier sur la baisse d’un actif).

La couverture est une garantie que vous devez déposer auprès de votre courtier pour prendre une position à crédit. Elle sert à sécuriser le prêt consenti par le courtier, car vous n’achetez pas les titres avec votre argent, mais avec celui du courtier.

Imaginons que vous vouliez acheter pour 10 000 € d’actions via le SRD.

  • Le courtier ne vous demande pas 10 000 €, mais une couverture, souvent autour de 20% à 25% de la position.
  • Donc, vous devez avoir environ 2 000 à 2 500 € en espèces ou en titres dans votre compte.

Le reste est financé par le courtier jusqu’au dernier jour de bourse du mois (le « règlement »).

🚨 Mais attention : si la valeur de votre portefeuille ne suffit plus à couvrir vos positions, le courtier peut :

  • Vous demander un apport de liquidités ou titres (appel de marge).
  • Clôturer d’office certaines positions (vente forcée) pour revenir dans les limites.

L’effet de levier est donc également présent, mais il est variable et dépend de la marge exigée par votre courtier.

ETF leveraged ou SRD : quelle différence ?

Voici un résumé des principales différences entre ces deux produits à effet de levier :

ETF leveragedSRD
Effet de levierFixe (x2, x3), appliqué quotidiennementVariable, en fonction de votre couverture, généralement entre x3 et x5
AccèsVia un simple compte-titres ou le PEANécessite un compte SRD autorisé (impossible dans le PEA)
Supports disponiblesIndices, secteurs, matières premières…Actions éligibles au SRD uniquement
Durée recommandéeCourt terme, gestion activeCourt à moyen terme, selon stratégie
Risque de perteFort si volatilité élevée. Jusqu’à 100% du capital investi maximum.Fort, surtout en vente à découvert. Vos pertes peuvent dépasser le capital investi.
FraisFrais de gestion de l’ETF + courtageIntérêts SRD + frais de courtage
Tableau comparatif d’un ETF leveraged et du SRD

Les frais : ETF leveraged ou SRD

💡 Les frais constituent un critère important à prendre en compte avant de choisir entre un ETF leveraged et une opération au SRD. Du côté des ETF à effet de levier, les frais sont généralement constitués de deux éléments principaux : les frais de gestion annuels du fonds (souvent compris entre 0,5 % et 1 %). Ainsi que les frais de courtage prélevés par le courtier, à chaque achat ou vente. Ces frais sont généralement transparents, prévisibles, et intégrés à la performance quotidienne de l’ETF.

Le SRD, quant à lui, comporte des frais plus complexes. Car en plus des frais de courtage classiques, vous devrez payer des intérêts SRD, calculés sur le montant total de la position prise à crédit.

Ces intérêts (ou « commissions de règlement différé ») varient selon les courtiers, mais tournent souvent autour de 6 à 8 % par an, au prorata temporis. Donc si votre position reste ouverte plusieurs semaines, ces coûts peuvent devenir significatifs. De plus, certaines plateformes facturent des frais supplémentaires en cas de report ou d’appel de marge.

➡ En résumé, les ETF leveraged offrent des frais fixes et plus faciles à anticiper, tandis que le SRD peut devenir plus coûteux si la position est conservée trop longtemps. Pour les investisseurs occasionnels ou de court terme, l’ETF peut donc s’avérer plus économique. À condition de bien comprendre son fonctionnement.

Exemple : investir sur le CAC 40 avec levier

Imaginons que le CAC 40 progresse de +5 % sur une semaine.

Exemple 1 : ETF leveraged x2

Vous achetez un ETF CAC 40 x2 pour 1 000 €.

  • Si l’indice progresse de 5 %, votre ETF gagne environ 10 % (hors frais).
  • Vous obtenez 1 100 €, soit un gain de 100 €.

🚨Mais attention : si l’indice avait perdu 5 %, vous auriez perdu 10 %, soit 100 € également.

Exemple 2 : Position SRD sur action CAC 40

Vous décidez d’acheter une action CAC 40 au SRD avec un effet de levier x4.

  • Vous avez 1 000 € et investissez comme si vous aviez 4 000 €.
  • Si l’action gagne 5 %, vous gagnez 200 € (5 % de 4 000 €) hors frais.
  • Mais si l’action perd 5 %, vous perdez également 200 €, soit 20 % de votre capital, plus les frais.

➡ Dans les deux cas, le levier amplifie les mouvements du marché, à la hausse comme à la baisse. Mais le mode de calcul, la gestion du risque et les frais diffèrent.

Comment investir avec des ETF leveraged ou le SRD ?

la page d'accueil du site easybourse

Afin d’investir dans un ETF leveraged ou le SRD, vous avez besoin d’un compte-titre. Vous pouvez en ouvrir un auprès de votre banque mais je vous le déconseille. En effet, ils ne sont généralement pas du tout avantageux en termes de frais (droits de garde, frais de courtage, etc…).

✅ La meilleure solution est donc d’ouvrir un compte-titres en ligne comme EasyBourse. En effet, pour investir dans des produits à effet de levier ou à découvert, mieux vaut passer par des plateformes spécialisées.

Chez EasyBourse, le SRD permet d’avoir un levier de 1 pour 2,5 sur les actions et de 1 pour 4 sur les obligations. Ce qui correspond respectivement à une couverture de 40% et 25%. Autrement dit, vous pouvez acheter 2500€ d’actions avec 1000€ de capital (couverture de 40%). Ou 4000€ d’obligations avec 1000€ (couverture de 25%).

Easybourse liste également des ETF leveraged et short émis par des gestionnaires tels qu’Amundi et Lyxor, sur des indices majeurs comme le CAC 40 et le Nasdaq 100.

Vous avez aussi accès à plus de 20 000 titres sans frais de courtage, et notamment :

  • Une sélection de 30 ETF Amundi, dont le meilleur ETF monde PEA.
  • Un ETN Bitcoin géré par VanEck.
  • Des produits dérivés (warrants, turbos, certificats, ..etc) ainsi qu’une belle liste d’OPCVM partenaires.

🔎 Plus d’informations dans notre avis complet sur Easybourse.

Et en ce moment, vos frais de transfert PEA et compte-titres sont remboursés deux fois. Autrement dit, EasyBourse vous paye pour transférer vos comptes chez eux ! Ce n’est pas tout : EasyBourse vous rembourse également les frais de courtage de vos 50 premiers ordres. L’occasion de tester le SRD et les ETF leveraged gratuitement !

➡ Profitez-en sur le site d’EasyBourse.

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Conclusion : ETF leveraged ou SRD ?

Le choix entre ETF leveraged et SRD dépend de votre profil d’investisseur, de votre horizon de placement et de votre maîtrise du risque.

  • Vous souhaitez un produit simple, coté, avec un levier prédéfini ? L’ETF leveraged est probablement plus adapté.
  • Vous êtes un investisseur actif, habitué aux marchés, et à l’aise avec les mécanismes de marge ? Le SRD peut offrir plus de souplesse.

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Investir dans le Jeu Vidéo & l’Esport : Guide complet (ETF) https://finance-heros.fr/investir-dans-le-jeu-video-lesport-guide-complet-avec-les-etf/ Tue, 24 Jun 2025 14:26:59 +0000 https://finance-heros.fr/?p=117236 Comment investir dans le marché du jeu vidéo et de l'eSport ? Et profiter du phénomène GTA 6 ?

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Le jeu vidéo a transcendé son statut de simple loisir pour devenir une industrie colossale, générant des centaines de milliards d’euros. Il a d’ailleurs largement dépassé l’industrie du cinéma, et ce depuis plus de 10 ans.

Si vous cherchez un moyen d’investir dans le jeu vidéo, l’eSport ou encore Rockstar Games pour profiter de l’effet GTA 6, je vous explique tout ce qu’il faut savoir.

Pourquoi investir dans le secteur du jeu vidéo et de l’eSport ?

Le secteur du jeu vidéo et de l’eSport n’est plus un marché de niche. Investir dans le jeu vidéo aujourd’hui, c’est vous positionner sur une industrie à la croissance robuste et résiliente.

Le marché du jeu vidéo en croissance exponentielle

En effet, l’industrie du jeu vidéo (entre 187,7 et 221 Md$ en 2024) surpasse désormais largement celle du cinéma (85 Md$) et de la musique (29,6 Md$) combinées. Et il pourrait dépasser 300 milliards de dollars en 2026 selon le World Economic Forum.

Évolution de l’industrie vidéoludique depuis 50 ans - Source : VisualCapitalist
Évolution de l’industrie vidéoludique depuis 50 ans – Source : VisualCapitalist

Cette progression est portée par plusieurs facteurs : l’augmentation constante du nombre de joueurs (plus de 3 milliards dans le monde), l’adoption généralisée des smartphones qui ont démocratisé le jeu mobile. Mais également l’innovation constante qui repousse les limites technologiques comme la réalité virtuelle ou le cloud gaming.

De plus (et contrairement à d’autres secteurs), le jeu vidéo a montré une résilience remarquable, même en période de crise économique ou sanitaire. Le confinement lié à la pandémie de COVID-19 en a par exemple accentué la consommation.

Enfin, les revenus sont également diversifiés, provenant à la fois des ventes de jeux (physique ou dématérialisés), des achats intégrés (microtransactions), des abonnements, de la publicité in-game ou encore des produits sous licences.

L’eSport : la nouvelle industrie du divertissement

L’eSport, ou sport électronique, est la compétition de jeux vidéo portée au niveau professionnel. Ce phénomène a connu une explosion spectaculaire, attirant des millions de spectateurs et générant des prix records pour les joueurs. Par exemple 40 millions de dollars pour The International sur DOTA 2 en 2021 et 7 millions de spectateurs pour la cérémonie d’ouverture des Worlds de League of Legends en 2024.

eSportifs les mieux payés en 2023 en millions USD
eSportifs les mieux payés en 2023 en millions USD – Source Statista

Des ligues professionnelles, des équipes sponsorisées par de grandes marques et des retransmissions dignes d’événements sportifs traditionnels sont désormais monnaie courante.

Ainsi, le marché mondial de l’eSport devrait atteindre un chiffre d’affaires de 1,86 milliard de dollars en 2025. Nous sommes certes encore loin des revenus cumulés des cinq grands championnats de football européens, dépassant les 15 milliards d’euros annuels. Mais cela représente tout de même une progression de 2 676% en 15 ans !

évolution du chiffre d'affaire de l'esport au niveau mondial
Source : Statista Markets Insight

Rien qu’en France, le chiffre d’affaires de l’eSport en 2022 était de 116 millions d’euros, avec une progression de 55% par an en moyenne depuis 2019.

L’investissement dans l’eSport représente donc une opportunité unique. Il ne s’agit plus seulement d’investir dans les éditeurs de jeux. Mais aussi des organisateurs d’événements, des équipementiers, des plateformes de streaming, voire même des équipes professionnelles.

En effet, à l’image des clubs de football, certaines sont même cotées en Bourse. Comme l’équipe FaZe (NASDAQ) ou encore Guild Esports (LSE), co-fondée par le grand David Beckham himself.

Enfin, le pont entre sport traditionnel et eSport est aujourd’hui fait. Avec notamment les jeux olympiques du jeu vidéo qui prendront place en 2027 en Arabie saoudite (Olympic Esports Games) ou encore le Paris-Saint Germain qui possède sa propre équipe eSportive : Paris Saint-Germain Esports.

Les ETF gaming et eSport : la solution idéale pour diversifier votre investissement

Pour investir dans le jeu vidéo et l’eSport en maîtrisant les risques, les ETF (Exchange Traded Funds) sont une très bonne solution.

Qu’est-ce qu’un ETF et pourquoi est-ce pertinent ici ?

Un ETF est un fonds d’investissement qui réplique la performance d’un indice boursier. Par exemple le CAC 40 contenant les 40 entreprises françaises avec la plus grande capitalisation boursière.

Mais il existe une multitude d’indices, des plus généraux aux plus spécialisés (matières premières, secteurs technologiques, régions géographiques, etc…). Et donc également des indices composés d’actions d’entreprises du secteur du jeu vidéo et de l’eSport.

Ainsi, en achetant une part d’ETF vous investissez simultanément dans de nombreuses entreprises du secteur, sans avoir à acheter chaque action individuellement.

✅ Les avantages des ETF sont multiples :

  • Diversifier pour maîtriser les risques : si une entreprise sous-performe, l’impact sur l’ETF est minimisé par les performances des autres sociétés.
  • Accessibilité et liquidité : les ETF sont négociés en Bourse comme des actions, ce qui les rend faciles à acheter et à vendre.
  • Frais réduits : les ETF ont généralement des frais de gestion annuels bien inférieurs à ceux des fonds d’investissement traditionnels (OPCVM).

Dans un secteur en pleine effervescence comme le jeu vidéo, les ETF vous permettent donc de capter la croissance globale du marché, tout en lissant les risques.

Antoine
Les conseils de Antoine

Les ETF dédiés aux jeux vidéo et à l’eSport restent rares. À ma connaissance, le seul accessible aux investisseurs français à ce jour est le VanEck Video Gaming and eSports UCITS ETF (ISIN: IE00BYWQWR46).

Investissez dans le jeu vidéo et l’eSport à moindres frais avec EasyBourse.

Dans quelles actions investissez-vous avec un tel ETF ?

Les ETF dédiés au gaming et à l’eSport investissent dans une vaste gamme d’entreprises qui sont les moteurs de cette industrie. On y retrouve notamment :

  • Les éditeurs et développeurs de jeux : comme Activision-Blizzard (Call of Duty, World of Warcraft), Electronic Arts (FIFA, Les Sims), Nintendo, Take-Two Interactive (GTA, NBA 2K), Ubisoft (Assassin’s Creed), ou Epic Games (Fortnite).
  • Les fabricants de matériel : notamment les producteurs de cartes graphiques comme Nvidia et AMD, les fabricants de consoles (Sony, Microsoft, Nintendo…), ou les équipementiers gaming comme Logitech ou Razer.
  • Les plateformes de distribution : comme Valve (Steam), Epic Games ou les magasins d’applications.
  • Les entreprises liées à l’eSport : les organisateurs de tournois, les plateformes de diffusion (Twitch, YouTube, Kick), les équipes professionnelles et leurs sponsors.

➡ Ainsi, un ETF vous permet d’investir de manière diversifiée sur toutes ces composantes essentielles du secteur et pas seulement les éditeurs de jeux vidéo.

Voici un exemple avec l’ETF VanEck Video Gaming and eSports qui suit l’indice MarketVector Global Video Gaming and eSports ESG (MVESPGTR) : 

Composition de l’ETF VanEck Video Gaming and eSports UCITS
Composition de l’ETF VanEck Video Gaming and eSports UCITS au 31 mai 2025

Quelles sont les performances d’un ETF Gaming et eSport ?

Même si les performances passées ne présagent pas des performances futures, celles de l’ETF VanEck Video Gaming and eSports sont assez impressionnantes :

performance de l'etf gaming and espot de VanEck
Performance de VanEck Video Gaming and eSports depuis sa création

🔎 Notez que cet ETF a été créé en juin 2019, soit moins d’un an avant la crise du COVID et l’explosion du marché du jeu vidéo qui en a découlé. Toutefois, il est aujourd’hui à un niveau supérieur au plus haut de 2020. En définitive, il affiche une performance de +132,59% entre 2020 et 2024, soit une moyenne de +18,35% par an.

Pour votre information, un autre ETF existe : le Global X Video Games & Esports UCITS ETF USD Acc – IE00BLR6Q544. Il suit un autre indice (Solactive Video Games & Esports), mais surtout, il n’est pas disponible pour les investisseurs français. En tout cas pour le moment.

Comment investir dans un ETF gaming et eSport ? 

Afin d’investir dans un ETF, vous avez besoin d’un compte-titre. Vous pouvez d’ailleurs en ouvrir un auprès de votre banque mais je vous le déconseille car ils sont souvent “blindés” de frais. Notamment les droits de garde ou les commissions à chaque achat/vente (voir notre comparatif des meilleurs comptes-titres).

✅ La meilleure solution est donc d’ouvrir un compte titre en ligne comme EasyBourse. En effet, pour investir dans un ETF jeu vidéo et eSport, vous pouvez profiter de la toute nouvelle offre EasyTrade :

  • 20 000 produits sans frais de courtage, dont une trentaine d’ETF (y compris l’ETF VanEck Video Gaming and eSport), ainsi que des Turbos, Warrants, et Certificats si vous voulez investir avec un effet de levier.
  • Une sélection d’OPCVM à 0% de frais d’entrées, si vous préférez déléguer la gestion de vos investissements à des professionnels.
  • Et en ce moment, vos frais de transfert PEA et compte-titres sont remboursés deux fois. Autrement dit, EasyBourse vous paye pour transférer vos comptes chez eux !

➡ Profitez-en sur le site d’EasyBourse.

L’opportunité : investir dans le phénomène GTA 6

GTA 6 de Rockstar Games

L’annonce de Grand Theft Auto VI (GTA 6) a généré un engouement sans précédent, aussi bien du côté des joueurs que des investisseurs. En effet, c’est l’opportunité d’investir sur GTA 6 ou directement sur Rockstar Games, le studio derrière la franchise. Et donc de capitaliser sur son succès. D’autant plus que sa date de sortie est aujourd’hui fixée au 26 mai 2026.

La ruée vers Rockstar Games

Rockstar Games est une filiale de Take-Two Interactive Software (TTWO), une société cotée en Bourse. L’attente autour de Grand Theft Auto 6 est telle que la performance future de Take-Two Interactive sera inévitablement impactée par le succès commercial du titre. Un investissement direct dans l’action TTWO représente donc un pari fort sur son succès.

Cependant, bien que GTA 6 soit la franchise phare de l’éditeur, la performance de son action peut être influencée par de nombreux facteurs (retards de développement, concurrence, problèmes réglementaires, etc.), qui ne sont pas directement liés à GTA. En effet, Take-Two est aussi propriétaire de Zynga (jeux mobiles comme Farmville) et de 2K : jeux de sports, franchise Borderlands ou encore les jeux de stratégie Civilization.

Comment investir facilement sur GTA 6 ?

Si vous souhaitez profiter du potentiel de GTA 6 tout en maîtrisant les risques, je vous recommande plutôt un ETF. En effet, le VanEck Video Gaming and eSports UCITS ETF, compte Take-Two Interactive parmi ses principales pondérations (5,22%).

✅ Ainsi, en investissant dans cet ETF, vous bénéficiez indirectement de la croissance potentielle générée par GTA 6, tout en restant diversifié sur l’ensemble de l’industrie du jeu vidéo. C’est une manière plus prudente de capter la valeur créée par le jeu phénomène, sans mettre “tous vos œufs dans le même panier”.

Si l’option de l’ETF ne vous convient pas et vous êtes convaincus que GTA 6 sera un succès, vous avez toujours la possibilité d’investir directement sur l’action Take-Two Interactive, avec EasyBourse par exemple.

Antoine
Les conseils de Antoine

Vous pouvez investir en Bourse avec un effet de levier, afin de miser sur la hausse ou la baisse d’une action via le Service de Règlement Différé (SRD) (disponible chez EasyBourse hors actions US).

Cela vous permet de vous positionner sur un montant supérieur à votre capital initial. Cependant, il augmente proportionnellement les risques de pertes, si le cours des actions évolue en votre défaveur.

🚨Ainsi, je vous rappelle qu’investir en Bourse comporte des risques, donc n’investissez pas plus que vous êtes capable de perdre.

Investissez sans frais de courtage dans plus de 20 000 produits avec Easybourse

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ETF Monétaire : fonctionnement & sélection https://finance-heros.fr/etf-monetaire-fonctionnement-selection/ Thu, 19 Jun 2025 17:49:22 +0000 https://finance-heros.fr/?p=117006 Les ETF monétaires peuvent être utiles pour sécuriser un portefeuille boursier. Ils sont aussi une bonne alternative aux livrets pour générer des revenus sans prise de risque. ➡️ Dans cet article, je vous explique leur fonctionnement et je vous donne ma sélection des meilleurs ETF monétaires ! Le fonctionnement des ETF monétaire Qu’est-ce qu’un ETF […]

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Les ETF monétaires peuvent être utiles pour sécuriser un portefeuille boursier. Ils sont aussi une bonne alternative aux livrets pour générer des revenus sans prise de risque.

➡ Dans cet article, je vous explique leur fonctionnement et je vous donne ma sélection des meilleurs ETF monétaires !

Le fonctionnement des ETF monétaire

Qu’est-ce qu’un ETF monétaire ?

Un ETF monétaire est un fonds indiciel coté en Bourse qui réplique la performance d’un indice monétaire. C’est un ETF très peu volatil, qu’on peut assimiler à un placement « sans risque » et qui permet de dégager un rendement proche de celui pratiqué par la banque centrale. Pour y parvenir, l’ETF investit dans des titres de créances de court terme (de quelques jours à quelques semaines).

Avantages
  • ETF quasiment aucun risque
  • Liquidité instantanée
  • Éligibles aux PEA, Compte-titres, Assurance-vie et PER

Inconvénients
  • Nombre d’ETF monétaires limité
  • Performances faibles (0 à 4% selon le taux en vigueur de la BCE)

Vous pouvez acheter un ETF monétaire depuis un compte-titres. Par exemple Freedom24 est un courtier coté au Nasdaq et qui compte plus de 500 000 investisseurs. Il vous permet d’investir dans différents ETF monétaires parmis plus de 3 600 ETF !

Trois mots sur le marché monétaire

Le marché monétaire est le « lieu » d’échange des titres de créances institutionnelles de court terme. Les banques y jouent un rôle central puisqu’elles se prêtent tous les jours pour équilibrer leur excédant (ou leur déficit) de liquidités.

C’est un marché très liquide dans lequel la banque centrale joue le rôle d’arbitre et de prêteur en dernier ressort si jamais les échanges se grippent.

Comment fonctionnent les ETF monétaires ?

Comme n’importe quel ETF, un ETF monétaire est coté en bourse en continu. Vous pouvez donc l’acheter et le vendre en quelques clics depuis le site de votre courtier en bourse.

L’objectif d’un ETF monétaire est généralement de dégager une performance égale à :

  • de l’€STR pour les fonds européens. L’€ster est le taux interbancaire moyen, c’est à dire le taux auquel les banques se prêtent entre elles d’un jour sur l’autre.
  • du Fed Funds Rate aux Etats-Unis, c’est-à-dire le taux auquel les banques placent leurs dollars auprès de la Fed, la banque centrale américaine.

Pour répliquer son indice de référence, un ETF monétaire va esentiellement acheter :

Cela étant, en réalité, beaucoup d’ETF monétaire optent pour une réplication dite « synthétique ». C’est-à-dire qu’elles investissent les fonds des épargnants dans des titres plus habituels (actions ou obligations) et contractent avec une banque d’investissement pour échanger la performance de ces titres avec celle obtenue sur le marché monétaire. C’est ce qu’on appelle un swap. C’est aussi ce mécanisme qui permet à quelques (rares) ETF monétaires d’être éligibles au PEA.

Quels sont les meilleurs ETF monétaires ?

ETFISINRéplicationDistributionFraisPerf 1anPerf 3 ans
Amundi Smart Overnight ReturnLU1190417599SynthétiqueCapitalisation / Distribution0,10%3,99%9,22%
Xtrackers EUR Overnight Rate SwapLU0290358497SynthétiqueCapitalisation / Distribution0,10%3,79%8,71%
Amundi PEA Euro Court TermeFR0013346681SynthétiqueCapitalisation0,25%NANA
iShares EUR CashIE000JJPY166PhysiqueCapitalisation0,10%NANA
Sélection d’ETF Monétaires. Note : les fonds Xtrackers EUR Overnight Rate Swap et iShares EUR Cash sont trop récent pour qu’on puisse comparer leur performance.

A cette liste, on aurait pu aussi ajouter des ETF obligataires de très court terme comme le iShares Gouvernment Bond 0-3 months ou encore l’ETF Invesco Euro Cash 3 months. Ces ETF investissent dans des obligations de bonne qualité avec des échéances de moins de trois mois de sorte que le rendement obtenu est similaire (mais pas forcément meilleur) à celui des ETF purement monétaires.

Comme le montre ce tableau, les frais de gestion sont relativement faibles sur ce type d’ETF.

Hugo
Les conseils de Hugo

À mon sens l’Amundi Smart Overnight Return est le meilleur ETF monétaire (et c’est personnellement celui que j’utilise). Comme le montre le tableau c’est l’ETF le plus performant et ce depuis plusieurs années déjà. Il bat même son indice de référence (l’€ester) depuis plus de 10 ans.

 

Je vous recommande d’opter pour la part qui capitalise les intérêts (et non celle qui distribue). De cette façon, vous éviterez de payer des impôts à chaque versement (si vous investissez dans un compte-titres) ou cela vous évitera aussi de frais de courtage pour réinvestir les revenus perçus.

 

Des ETF monétaires sont-ils éligibles au PEA ?

Normalement les fonds monétaires ne sont pas éligibles au PEA (puisque qu’un fonds doit à minima investir à 75% dans des actions européennes pour être éligible).

✅ Pourtant, comme son nom l’indique, l’ETF Amundi PEA Euro Court Terme est un fonds monétaire éligible au PEA. Pour y parvenir cet ETF utilise une réplication synthétique avec un panier de substitution composé d’actions européennes.

Notez que ce fonds était jusqu’en octobre 2024 un ETF obligataire. Par conséquent, ne vous fiez pas à la performance du fonds avant cette date.

C’est le seul ETF monétaire éligible au PEA. On regrette toutefois qu’Amundi n’ait pas appliqué le même niveau de frais de gestion à ce fonds qu’à l’Amundi Smart Overnight Return. Celui éligible au PEA est en effet deux fois plus coûteux (même si cela reste raisonnable). Une alternative serait d’utiliser un OPCVM monétaire car certains sont également éligibles au PEA (mais leurs frais ne sont pas vraiment plus avantageux).

Quand et pourquoi utiliser un ETF monétaire (mon avis)

Les ETF monétaires sont quasiment sans risque. Tout du moins ils ne présentent pas de fluctuations.

➡ Ce sont donc des supports très déffensifs qui peuvent être utilisés pour :

  • sécuriser un portefeuille boursier : vous pouvez ainsi inclure une partie monétaire dans votre portefeuille pour en réduire la volatilité ;
  • un placement d’attente : par exemple, si vous êtes en attente d’un « bon point d’entrée » sur les marchés actions ;
  • un placement de court terme : il est n’est jamais recommandé de prendre des risques si vous avez un horizon de court terme. Un ETF monétaire peut donc être une bonne option.
  • ou tout simplement diversifier votre portefeuille.

Mais, qui dit absence de risque dit aussi faible performance, on en parle juste en dessous ⤵.

La performances des ETF Monétaires

Performance historique de long terme d'un ETF monétaire Européen depuis 1999.
Performance historique d’un ETF monétaire européen depuis 1999 (base 100) et évolution des taux directeur de la banque centrale Source : BCE, Finance Héros.

Un ETF Monétaire aura un taux de rendement peu ou prou égal au taux directeur de la Banque Centrale Européenne (par exemple, en juin 2025 le taux de la BCE était de 2%). Avant de faire le choix d’un ETF monétaire, il est donc recommandé de vérifier le niveau des taux actuels (vous pouvez constulter les taux à jour ici).

De même, une évolution du taux de la BCE aura une répercussion mécanique et immédiate sur celui des ETF monétaires. Ce qui veut dire qu’en cas de baisse des taux, il pourrait bien être pertinent de s’orienter vers des investissements alternatifs.

✅ On voit sur le graphique ci-dessus que l’ETF performe bien lorsque les taux de la BCE sont élevés (entre 1999 et 2010 puis entre 2022 et 2025).

❌ Par contre, entre 2016 et 2022 l’économie mondiale a connu une situation assez inédite puisque les taux de la BCE et ceux de la Fed étaient négatif ! À ce moment-là, investir dans un fonds monétaire faisait perdre de l’argent.

Hugo
Les conseils de Hugo

Attention à ne pas être trop gourmand avec les ETF monétaires. Même si l’absence de volatilité de ces ETF est rassurante, en abuser sur le long terme vous priverait de la performance d’autres classes d’actifs (comme les actions ou l’immobilier). Vous pourriez donc avoir un coût d’opportunité important à vouloir être trop attentiste.

Par contre, ils peuvent être une bonne alternative de court terme aux livrets, surtout si votre Livret A et si votre LDDS sont au plafond. D’ailleurs, le taux obtenu avec un ETF monétaire sera généralement meilleur que sur les meilleurs livrets bancaires classiques (hors période boosté).

Comment investir dans un ETF monétaire ?

Pour investir dans un ETF monétaire il n’y a rien de plus simple : vous devez dans un premier temps ouvrir un compte-titres auprès d’un courtier en bourse (je recommande de passer par un courtier en ligne pour minimiser les frais).

En suite, il vous suffira d’alimenter votre compte puis de passer un ordre d’achat sur l’ETF de votre choix.

Exemple avec Freedom24

Freedom24 permet vous permet d’ouvrir un compte-titres et d’acheter des ETF monétaires :

  • il n’y a pas de dépôt minimum ;
  • vous avez un large choix d’ETF (mais aussi d’actions et d’obligations françaises et internationales) ;
  • vous avez un serice client en français et la possibilité d’avoir un conseiller dédié ;
  • des commissions à partir de 0,02€ par action/ part d’ETF;
  • Freedom24 est un courtier fiable et coté au Nasdaq.

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ETF monétaire : en euros (EUR) vs dollars (USD) ?

Les ETF que j’ai présentés jusqu’à maintenant sont des ETF monétaires européens. Toutefois, il est aussi possible d’investir dans des ETF monétaires en devises étrangères. Par exemple vous pouvez utiliser un ETF monétaire américain qui investit alors dans des titres de créances émis en USD.

Cela peut être attrayant si les taux à l’étranger sont plus élevés. À l’heure où j’écris ces lignes, ils sont deux fois plus élevés aux US qu’en Europe (vous pouvez consulter les taux à jour ici).

⚠ Mais attention, en achetant un ETF monétaire américain, vous vous exposez au risque de change EUR/USD, ce qui induit inévitablement une forte volatilité.

À toutes fins utiles, je vous donne quand même ici une sélection d’ETF monétaire étrangers éligibles en France :

  • Xtrackers II USD Overnight Rate Swap UCITS ETF – LU0321465469
  • Amundi USD Fed Funds Rate UCITS ETF – LU1233598447
Hugo
Les conseils de Hugo

A moins d’avoir des convictions sur l’évolution du taux de change euros-dollars, je vous recommande de vous contenter d’un ETF monétaire européen pour ne pas vous exposer à un risque de change.

Les alternatives aux ETF monétaires

Les ETF obligataires

Les ETF obligataires sont des ETF dont le niveau de risque sera bien inférieur à celui des ETF en actions mais toutefois supérieur à celui des ETF monétaire.

En fait, plus vous choisissez un ETF obligataire de courte échéance et plus celui-ci aura une performance similaire à celui d’un ETF monétaire. C’est le cas, par exemple de l’ETF Amundi Prime Euro Gov Bonds 0-1y, qui n’investit que dans des obligations de maturité inférieure à 1 an.

Par contre, avec un ETF d’obligations long terme, comme l’Amundi ETF Euro Government Bond 7-10Y, les performances sont très différentes et la volatilité est bien plus forte.

Hugo
Les conseils de Hugo

Tout et question d’horizon d’investissement. À court terme, mieux vaut un ETF monétaire et, à long terme, mieux vaut un ETF obligataire (de maturité longue) !

Le fonds en euros de l’assurance-vie

Certaines assurances-vie permettent d’investir dans des ETF monétaires (c’est par exemple le cas de Lucya Cardif ou Placement Direct Vie, qui sont régulièrement citées parmis les meilleures assurances-vie).

Or, dans l’assurance-vie, vous avez aussi l’option d’utiliser le fonds en euros ; le fonds en euros étant un fonds à capital garanti. Le choix entre fonds euros et ETF monétaire dépendra alors de la dynamique des taux. Lorsque la BCE monte ses taux, mieux vaut acheter un ETF monétaire lequel va tout de suite adapter son rendement à la hausse des taux.

En revanche, lorsque les taux baissent, mieux vaut choisir le fonds euro qui présente davantage d’inertie dans sa performance, de sorte que le rendement des fonds euros baissent moins vite.

Hugo
Les conseils de Hugo

En ce moment – à condition de choisir un bon fonds euro – vous obtiendrez de meilleures performances avec un fonds euro qu’avec un ETF monétaire.  Je vous aide à trouver le meilleur fonds euros dans ce comparatif.

Les livrets et les comptes rémunérés

Les livrets et les comptes courant rémunérés sont d’autres placements sans risques à envisager. Ils sont généralement plus simples et plus pratiques à utiliser mais ils sont aussi moins rentables (hormis les livrets réglementés qui sont, quant à eux, plafonnés).

Questions fréquentes

Quels sont les critères pour bien choisir un ETF monétaire ?

Outre les critères habituels pour choisir un ETF (frais, qualité de réplication performance, liquidité..etc), lorsqu’on choisit un ETF monétaire il est primordiale de s’intéresser à la devise :
– Avec un ETF en euros (EUR) : vous n’avez pas de risque de change
– Avec un ETF en dollars (USD) : ou autre devise, le taux sera potentiellement plus rémunérateur, mais vous vous exposz à la volatilité des taux de change (à éviter sans couverture si vous investissez à court terme).

Quels sont les risques d’un ETF monétaire ?

Un ETF monétaire est réputé « sans risque ». Sur l’échelle de risque de l’AMF, c’est le placement qui a le niveau le plus bas. Cependant, le risque zéro n’existe pas : il y a notament un risque de contrepartie pour les ETF qui ont une réplication synthétique et le risque de défaut d’une banque n’et pas non plus à exclure même si, sur les créance monétaires, la banque centrale est sensée jouer le rôle de préteur en dernier ressort.

Un risque de change existe aussi si l’ETF n’investit pas dans des titres libellés en euros (ETF monétaire américain par exemple).

En outre, un ETF monétaire ne protège pas necessaire contre l’inflation. En particulier, si l’inflation est supérieure au taux monétaire (l’€ster par exemple) alors un ETF monétaire vous fera perdre de l’argent en terme réels.

> Pour trouver un placement sans risque vous pouvez aussi utiliser ce comparatif.

Un ETF monétaire répond-il aux critères ESG ?

Non, un ETF monétaire ne répond pas aux critère ESG. Les titres de créances achetés par ces fonds sont essentiellement émis par des banques sans discimination sur la base de critères ESG.

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ETF Monde PEA : quel est le meilleur ? https://finance-heros.fr/etf-monde-pea/ Tue, 29 Apr 2025 14:02:49 +0000 https://finance-heros.fr/?p=113944 Investir avec un ETF Monde au sein d’un PEA est sans doute la « recette » la plus efficace pour investir en bourse. En quelques clics, vous avez un portefeuille mondialement diversifié tout en minimisant les frais et la fiscalité. Simple, basique. Cela pose toutefois la question de savoir quel est le meilleur ETF Monde utiliser, d’autant […]

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Investir avec un ETF Monde au sein d’un PEA est sans doute la « recette » la plus efficace pour investir en bourse. En quelques clics, vous avez un portefeuille mondialement diversifié tout en minimisant les frais et la fiscalité. Simple, basique.

Cela pose toutefois la question de savoir quel est le meilleur ETF Monde utiliser, d’autant que le choix est plus limité dans le PEA.

➡ C’est justement ce qu’on va voir dans cet article. Et, en bonus, je vous donne aussi une astuce pour acheter votre ETF monde gratuitement grâce à Bourse Direct !

Le fonctionnement des ETF monde dans le PEA

Avant de dresser un comparatif des ETF disponibles, rappelons que le PEA est théoriquement limité aux seuls ETF composés d’au moins 75% d’actions de la zone euro.

Or, un ETF Monde est un ETF qui réplique le MSCI World. Et cet indice est majoritairement composé d’actions américaines (70% environ) et d’un peu moins de 20% d’actions européennes. Donc, en toute logique, un ETF MSCI World ne devrait pas avoir sa place dans le PEA.

Mais certains ETF ont un mode de réplication dit « synthétique » qui permet de contourner cette règle. Avec cette technique de réplication, le gérant de l’ETF investit dans un panier d’actions européennes puis échange la performance de ce panier avec un celle du MSCI World. Cet échange est possible grâce à un produit dérivé appelé « swap » que l’ETF contracte avec une banque d’investissement.

Le mécanisme est un peu plus compliqué qu’avec la réplication « physique », qui consiste tout simplement à acheter les actions de l’indice MSCI World, mais le résultat est le même. La performance est bel et bien similaire à celle de l’indice (déduction faite des frais). D’ailleurs, les fournisseurs d’ETF ont tendance à dire que la réplication synthétique est plus fidèle que la réplication physique !

Finalement, avec un ETF Monde dans votre PEA, vous avez le meilleur des deux mondes :

  • la fiscalité extrêmement avantageuse du PEA : le PEA est exonéré d’impôt sur les plus-values cinq ans après son ouverture (les prélèvements sociaux restent dus). En outre, vous ne payez pas d’impôts tant que vous ne faites pas de retraits.
  • l’excellente diversification des ETF monde : avec plus de 1300 entreprises dans les 23 principaux pays développés, un ETF MSCI World permet de couvrir une bonne partie des marchés financiers internationaux.. et la performance parle d’elle-même :
Performance de l'indice MSCI World depuis 1970
Performance de l’indice MSCI World Total Return depuis 1970. En un peu plus de 50 ans, le niveau de l’indice a été multiplié par plus de 100 !

Le MSCI World n’est pas non plus parfait. En particulier, si vous voulez un portefeuille exhaustif, il faudra le compléter avec un ETF Marchés Emergents qui vous permet d’avoir une exposition à des pays comme l’Inde ou la Chine qui sont exclus du MSCI World.

Retrouvez notre sélection d’ETF éligibles aux PEA pour vous constituer un portefeuille complet !

Bien choisir votre ETF MSCI World

Cela tombe sous le sens mais la première chose à faire est de sélectionner un ETF Monde qui est effectivement éligible au PEA. Or, il n’y en a pas tant que ça (cf mon comparatif un peu plus bas).

Ensuite, plusieurs critères sont à prendre en compte pour trouver le meilleur ETF. Voici, en ce qui me concerne, les caractéristiques que j’analyse (par ordre d’importance) :

  • La qualité de réplication et la performance : sur le long terme, c’est le critère le plus important. Le job d’un ETF c’est de répliquer son indice de référence. Si le job est mal fait, alors cela s’observe dans la performance et, à long terme, un écart se creuse entre l’indice et l’ETF. C’est ce qu’on appelle la tracking difference.
  • Les frais de gestion : les frais de gestion réduisent la performance année après année. Il faut donc éviter les ETF aux frais trop élevés. Néanmoins je préfère un ETF avec un peu plus de frais mais avec une bonne qualité de réplication que l’inverse, à condition toutefois d’avoir suffisamment d’historique pour apprécier la performance sur le long terme.
  • La politique de distribution : certains ETF distribuent les dividendes quand d’autres les capitalisent. Je vous conseille de choisir un ETF capitalisant car vous n’avez pas à réinvestir vous-même les dividendes. De cette façon, vous profitez de la puissance des intérêts cumulés en mode automatique.
  • Le montant de la part (NAV) : beaucoup d’amateurs de gestion passive investissent chaque mois un « petit » montant. Or, si vous voulez investir 100 €, 200 €, ou 500 € mais que la valeur de la part de l’ETF est de 507 € alors vous serez bloqué. Même si vous voulez investir 1000 €, vous êtes coincé car vous ne pouvez acheter qu’une seule part. Par conséquent, plus l’ETF a une petite NAV et plus cela sera pratique pour investir le montant que vous souhaitez.
  • Le volume de transactions : ce critère concernera cette fois-ci ceux qui ont des gros montants à investir. En effet, plus les volumes de transactions sont importants et plus vous pourrez passer de gros ordres de bourse.
  • L’encours sous gestion, c’est-à-dire le montant géré par l’ETF, a généralement un impact sur le volume car plus le fonds est gros, et plus il y a de transactions. Un petit ETF peut aussi être vécu comme un échec commercial par le fournisseur qui risque alors de le fermer. Cela n’aurait pas de conséquence fiscale dans votre PEA mais il faudrait réinvestir la somme dans un autre ETF.
  • Le spread : est l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente à un instant T. Plus cet écart et grand et plus cela vous coute cher d’acheter l’ETF. Cela étant, on parle généralement d’un écart minime et le fournisseur de l’ETF est censé animer le marché pour apporter de la liquidité et réduire le spread. Un spread élevé agit comme un sur-coût de transaction. Sur le long terme ce n’est pas très grave car vous ne le payez que deux fois : une fois à l’achat et une fois à la revente. Mais cela peut devenir problématique si vous faites des achats/reventes réguliers.

Enfin, on pourrait aussi mentionner que puisqu’un ETF Monde PEA utilise une réplication synthétique, il a de facto un risque de contrepartie vis-à-vis de la banque d’investissement qui fournit le swap. Ainsi la protection mise en place par l’ETF est un critère pour certains. Toutefois ce risque est minime et il ne porte que sur la performance d’un jour sur l’autre. Personnellement, je ne m’en préoccupe donc pas beaucoup.

⤵ Passons désormais au comparatif.

Meilleur ETF PEA Monde : le comparatif

A date, il n’y a que 3 ETF éligibles au PEA. Voici un tableau comparatif qui reprend les principales caractéristiques de ces ETF :

ETFPartISINPrix Frais de gestionDividendesEncoursDate de Création
Amundi PEA Monde UCITS ETFEUR (C)FR001400U5Q4~5€0,20%Capitalisation110 M€mars 2025
iShares MSCI World Swap PEA UCITS ETFEUR (Acc)IE0002XZSHO1~5€0,25%Capitalisation550 M€mars 2024
Amundi MSCI World UCITS ETFEUR (C)
EUR (D)
USD (C)
LU1681043599
LU2655993207
LU1681043672
~30€
~500€
~600$
0,38%Capitalisation
Distribution Capitalisation
4700 M€juin 2009
Tableau comparatif avec les principales caractéristiques des ETF monde disponibles sur le PEA.

Quelques remarques concernant ce tableau :

  • Notez pour commencer qu’Amundi propose deux ETF Monde éligibles au PEA. Un ETF historique dont le prix de la part est élevé et un second ETF, lancé en 2025, et dont le prix de part est plus faible. Surtout, cet ETF plus récent présente les frais les plus bas du marché.
  • Le plus ancien des deux ETF d’Amundi (le Amundi MSCI World UCITS ETF) vient en trois parts différentes. Il s’agit bien du même ETF mais il est soit capitalisant, soit distribuant, soit coté en dollars et capitalisant. Si vous utilisez cet ETF, je vous recommande de prendre la part EUR (C), laquelle vous économisera les frais de change euros-dollars.
  • Comme l’Amundi PEA Monde UCITS ETF et l’iShares MSCI World Swap PEA UCITS ETF sont tous les deux récents, leurs encours sont relativement faibles. Mais, compte tenu, de leur politique tarifaire avantageuse, ils devraient bien grossir et cela ne doit pas être interprété comme un problème à ce stade.

Finalement, c’est l’ETF Amundi PEA monde qui est le plus avantageux en termes de frais. Il marque également des points par rapport à l’ETF historique d’Amundi grâce à une valeur liquidative plus faible

Mais pour aller plus loin, il est utile de compléter notre analyse en comparant les performances :

ETFISINPerf sur 1 an*Perf sur 5 ansPerf 10 ansSpread**
Amundi PEA Monde UCITS ETFFR001400U5Q40,08%
iShares MSCI World Swap PEA UCITS ETFIE0002XZSHO12,51%0,03%
Amundi MSCI World UCITS ETFLU16810435992,89%84,32%124,44%0,04%
Indice MSCI World (EUR)3,14%85,56%126,83%
Tableau comparatif des performances des ETF Monde.
*La performance sur un an a été mesurée au 24/04/2025.
**Le spread (écart entre le meilleur prix d’achat et le meilleur prix de vente) est celui observé dans le carnet d’ordres en date du 29/04/2025. Il est sujet à variation.

L’ETF Amundi PEA Monde est malheureusement trop récent pour avoir un historique suffisamment long et comparable aux autres. Quant à l’ETF World d’iShares, on devra se contenter d’une année d’historique, ce qui est un peu court.

Toutefois, sur un an, l’ETF iShares est significativement moins performant que l’ETF Amundi MSCI World : la différence est de 0,38%. Ça n’est l’air de rien mais si vous investissez sur 10 ou 20 ans, cela finira par peser sur vos gains. C’est d’ailleurs assez décevant pour l’ETF iShares dont les frais sont pourtant plus faibles.

Hugo
Les conseils de Hugo

Conclusion, c’est qui le meilleur !? Personnellement, j’ai longtemps utilisé l’Amundi MSCI World. Mais je pense désormais que l’Amundi PEA Monde est le meilleur choix.

 

Même si nous n’avons pas de recul sur ses performances je pense que la qualité de réplication sera meilleure que sur l’iShares (puisqu’il est aussi géré par Amundi). Il est également moins coûteux que son « grand frère » et le prix de sa part le rend pratique à utiliser.

 

Go pour le nouvel ETF Monde d’Amundi !

 

Astuce : comment investir gratuitement dans un ETF monde ?

Investir dans un ETF monde sur le PEA de bourse Direct

Bourse Direct a récemment lancé une offre de remboursement de ses frais de courtages sur les ETF. L’offre est valable sur une sélection d’ETF dont l’Amundi PEA Monde UCITS ETF (le meilleur à mon avis). Vous pouvez donc investir sur cet ETF gratuitement.

Bourse Direct est par ailleurs le courtier français le moins cher, que ce soit sur le PEA ou le compte-titres. Se faisant, cela fait plusieurs années qu’il fait partie de notre sélection des meilleurs PEA.

Si vous avez déjà un PEA ailleurs, vous pouvez le transférer chez Bourse Direct et les frais de transferts sont remboursés (dans la limite de 150 €). Pour couronner le tout, il y a en ce moment une offre avec 200 € de frais de courtage offerts, ce qui vous permettra d’acheter des actions ou d’autres ETF gratuitement. Cliquez ici pour en profiter !

Investissez gratuitement dans l’ETF Amundi Monde PEA avec Bourse Direct

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Faut-il craindre une bulle sur les ETF ? https://finance-heros.fr/faut-il-craindre-une-bulle-sur-les-etf/ https://finance-heros.fr/faut-il-craindre-une-bulle-sur-les-etf/#comments Wed, 20 Dec 2023 14:22:05 +0000 https://finance-heros.fr/?p=69938 Les ETF (Exchange Traded Funds) connaissent un développement fulgurant aux Etats-Unis, où ils constituent plus de la moitié du volume des échanges quotidiens sur les marchés actions . L’expansion de ces instruments est moins visible pour le moment en Europe, car contrairement aux US où la moitié du marché est détenu par des investisseurs individuels, […]

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Les ETF (Exchange Traded Funds) connaissent un développement fulgurant aux Etats-Unis, où ils constituent plus de la moitié du volume des échanges quotidiens sur les marchés actions . L’expansion de ces instruments est moins visible pour le moment en Europe, car contrairement aux US où la moitié du marché est détenu par des investisseurs individuels, de ce côté de l’Atlantique ce sont essentiellement les investisseurs institutionnels qui sont présents sur cette classe d’actifs. Mais ne nous inquiétons pas, nous n’allons pas tarder à en entendre parler dans la presse française, comme d’habitude avec quelques mois de retard sur les Etats-Unis, et comme d’habitude peu de temps avant que la bulle, si bulle il y a, n’explose…

Justement peut-on craindre que le développement du marché des ETF ne soit en train d’alimenter la prochaine débâcle financière?

Rappelons que les ETF (appelés un moment « trackers », mais c’est l’acronyme qui est maintenant entré dans le vocabulaire usuel) sont à la base des fonds, c’est-à-dire des véhicules d’investissement collectifs comme les OPCVM (SICAV et FCP), dont la vocation est de répliquer les performances d’un index de marché, à la hausse comme à la baisse, et dont les parts sont négociables en bourse exactement comme des actions. Ils offrent donc aux investisseurs la possibilité de prendre position, moyennant des coûts de gestion et des coûts fiscaux réduits, sur un index du marché, y compris sur des marchés difficilement accessibles ou peu liquides comme les marchés émergents, les petites capitalisations, etc.

La soupe aux lettres

Il existe des ETF sur tous les secteurs de marché, et si un secteur un peu improbable n’est pas encore couvert aujourd’hui il le sera demain car de nouveaux ETF voient le jour quotidiennement. On pourra bientôt investir sur le segment des entreprises spécialisées dans le ballon de baudruche ou les épingles de cravate, ou encore les entreprises basées dans le Wisconsin du Sud ou la Saône et Loire (enfin pour la Saône et Loire ce sera peut-être un peu plus tard, juste avant l’éclatement de la bulle). S’il n’existe pas d’index représentant la performance du secteur visé, pas de problème, on crée l’index, puis l’ETF dans la foulée. Le phénomène dépasse d’ailleurs le marché des actions et s’étend à toutes les classes d’actifs, obligations (ETN, Exchange Traded Notes), matières premières (ETC Exchange Traded Commodities), futures, devises (ETV, Exchange Traded Vehicle) etc. L’ensemble est regroupé sous le vocable ETP, Exchange Traded Products. Bref c’est une belle soupe aux lettres qui mijote et qui n’est pas sans rappeler une précédente recette, celle de la titrisation (souvenez-vous les ABS, MBS, RMBS, CMBS, CDO etc.) qui avait débordé avec quelques dommages collatéraux il y a déjà 5 ans maintenant.

Un véhicule d’investissement simple et transparent?

En surface rien n’est plus simple qu’un ETF: l’investisseur achète un indice, et son titre va suivre, à la hausse comme à la baisse, les performances de l’indice répliqué. Mais justement comment cette réplication est-elle obtenue? Il y a deux grandes méthodes: la réplication physique et la réplication synthétique.

Avec la réplication physique, l’émetteur de l’ETF détient effectivement en portefeuille les titres de l’indice répliqué. Il calcule et communique en permanence deux informations: premièrement la valeur liquidative du fonds (égale à la valorisation au prix de marché des actifs détenus, divisée par le nombre de parts émises) et deuxièmement le prix de marché de la part, qui est issue de la confrontation des intérêts acheteurs et vendeurs en bourse exactement comme pour une action. Les deux chiffres (valeur liquidative et prix de la part) doivent rester identiques à une petite marge (la « tracking error ») près. Que se passe-t-il en cas de divergence? L’émetteur ne fait rien. Ce sont des intermédiaires spécialisés (« authorized participants »), mandatés par l’émetteur du fonds, qui entrent en action. Si la valeur de marché de la part dépasse la valeur liquidative du fonds (en clair, l’ETF évolue plus vite à la hausse que l’indice), ils vont acheter un panier de titres constituant l’indice et l’apporter à l’émetteur. Celui-ci leur délivre alors de nouvelles parts, qu’ils peuvent vendre sur le marché, réalisant ainsi une plus-value. Réciproquement, si le prix de marché est en deçà de la valeur liquidative du fonds, ils vont acheter des ETF sur le marché et les présenter à l’émetteur, qui les leur rembourse en leur livrant les actifs sous-jacents. Ils peuvent alors vendre ces titres sur le marché en réalisant ainsi une plus-value. Ces opérations dites d’arbitrage sont entièrement automatisées et ont pour effet de « réaligner » les prix des actifs (l’ETF et l’indice) qui étaient décorrélés. C’est bien le développement du trading algorithmique qui a permis le développement des ETF.

En cas de réplication synthétique, l’émetteur ne détient pas directement les titres de l’indice, mais d’autres actifs. Il va ensuite s’adresser à un intermédiaire spécialisé, typiquement une banque, pour négocier avec lui un « total return swap »: la banque verse à l’émetteur de l’ETF la performance de l’indice, tandis que celui-ci lui reverse la performance des actifs qu’il détient en portefeuille.

La réplication physique est majoritairement pratiquée aux Etats-Unis, où la réglementation limite considérablement l’utilisation des produits dérivés par les fonds d’investissement collectifs. En Europe, les ETF se répartissent équitablement entre les deux modes de réplication. Nous nous intéresserons principalement ici à la réplication physique, sur laquelle on a aujourd’hui un peu plus de recul.

Toute cette cuisine se déroule en coulisses, entre acteurs spécialisés (asset managers, hedge funds, brokers et banques de financement et d’investissement), préservant ainsi l’image de simplicité et de transparence vis-à-vis de l’investisseur final. Celui-ci ne doit pas pour autant être dupe: de nombreux intermédiaires interviennent en permanence, et il faut bien être conscient qu’ils ne le font pas par pure philanthropie, mais bien parce qu’ils y trouvent un intérêt. Il y a là une deuxième ressemblance avec le marché de la titrisation: les premiers bénéficiaires de l’innovation financière ne sont pas les investisseurs finaux, mais ceux qui créent et distribuent ces instruments innovants. Normal, après tout c’est leur métier et il faut bien qu’ils gagnent leur pain quotidien.

Ceci dit, les promoteurs des ETF soulignent que ces produits sont avant tout des fonds, et que donc la plupart d’entre eux entrent dans le cadre réglementaire concernant les fonds. Ces réglementations, tant en Europe (UCITS IV) qu’aux Etats-Unis, sont très exigeantes en particulier en ce qui concerne la transparence vis-à-vis des investisseurs. Il revient donc à ces derniers de lire attentivement les prospectus, dans lesquels il trouveront, en principe, toutes les informations nécessaires.

Un instrument liquide en toutes circonstances?

Qu’en est-il de la liquidité de ces véhicules d’investissement? En mode de fonctionnement normal, des teneurs de marché sont présents en permanence pour diffuser des prix acheteurs et vendeurs et se porter contrepartie des investisseurs. Leur présence permet de garantir la liquidité sur l’ETF, y compris si celui-ci est construit sur des actifs sous-jacents pas ou peu liquides. Mais en cas de stress? C’est là qu’il faut avoir présente à l’esprit une autre pratique de marché très répandue: le prêt de titres.

Le prêt de titres intervient à deux niveaux dans le monde des ETF. Premièrement, l’émetteur du fonds peut être amené à prêter les titres détenus en portefeuille de façon à en améliorer la rentabilité. Ce revenu supplémentaire peut être affecté à la réduction de la tracking error, ou simplement à la rentabilité du fonds. Dans ce cas il devrait être redistribué à l’investisseur: encore une fois, lire attentivement les brochures.

Deuxièmement, les ETF étant négociables en bourse, les investisseurs peuvent les vendre à découvert. Cette possibilité est massivement utilisée par les hedge funds car l’ETF permet de spéculer à la baisse sur la totalité d’un indice en évitant le tracas de vendre individuellement chaque titre sous-jacent. Le spéculateur doit alors emprunter les titres vendus à découvert pendant toute la durée de détention de la position courte. Sur le marché des actions, le stock de titres disponibles est limité: une forte demande sur le marché des emprunts rend le titre de plus en plus cher à emprunter, ce qui décourage les spéculateurs. Il n’en est pas de même sur le marché des ETF: ceux-ci peuvent être créés à la demande, ce qui permet d’en emprunter en quantité et ainsi de bâtir des positions courtes considérables. On en arrive à une situation assez invraisemblable à première vue, où sur certains ETF la somme des positions courtes est égale à plusieurs fois le nombre de parts effectivement en circulation! Un grand nombre de porteurs d’ETF détiennent donc en fait des parts « fantômes », qui leur ont été vendues par un vendeur à découvert, ce dernier se disant que les parts pourront de toute façon être créées le moment venu.

Si des ordres vendeurs affluent sur l’ETF, les opérations d’arbitrage vues plus haut, qui on l’a vu, sont entièrement automatisées, se déclenchent. Les intermédiaires spécialisés demandent massivement la restitution des titres sous-jacents à l’émetteur. Mais l’émetteur peut soit ne pas les détenir du tout (cas des parts prêtées sans avoir été effectivement créées), soit les avoir prêtés. Il ne va pas être en mesure de les livrer immédiatement, voire ne pas pouvoir les livrer du tout.

Cependant, il y a des clauses limitant le volume quotidien de restitutions sur le fonds, en particulier dans le cas où les positions courtes identifiées dépassent un certain seuil. De plus, un « Authorized Participant » doit prouver, lorsqu’il demande le remboursement d’une part, que celle-ci est bien « réelle » et ne résulte pas d’un prêt de titres à un niveau quelconque de la chaîne. Si ce type de clauses peuvent permettre au fonds de survivre à titre individuel à une débâcle, elles ne risquent pas de calmer le jeu sur les marchés. En effet si les investisseurs se voient refuser la possibilité d’obtenir le remboursement de parts qu’on leur avait vendues comme étant parfaitement sûres et liquides, il est plus que vraisemblable que la panique se propage à l’ensemble des ETF, puis pourquoi pas aux actifs sous-jacents.

Les ETF suivent le marché ou bien le marché suit les ETF?

Un autre effet préoccupant des ETF sur le marché est la hausse de la corrélation. En effet, grâce aux ETF, un investisseur peut se créer un portefeuille diversifié en une seule opération. Rien n’est plus tentant dès lors, que d’abandonner l’étude fastidieuse des données économiques et financières de chaque entreprise cotée, pour acheter d’un coup tout l’index, puisqu’après tout la diversification est une caractéristique essentielle d’un portefeuille bien géré.

Un afflux d’ordres d’achats sur un ETF va bien sûr nécessiter une création nette de nouvelles parts, et donc l’achat par les intermédiaires spécialisés de l’ensemble des actifs sous-jacents. Par conséquent tous ceux-ci vont être entrainés à la hausse simultanément (et réciproquement à la baisse en cas d’afflux d’ordres de vente). C’est ainsi que les corrélations sur les marchés actions atteignent aujourd’hui des niveaux particulièrement inusités.

Ceci est particulièrement dommageable pour le fonctionnement harmonieux des marchés, en particulier pour les small caps et les valeurs de croissance. En effet une fonction essentielle du marché est de bâtir un consensus général sur la valeur intrinsèque d’une entreprise. C’est ce que les anglo-saxons appellent joliment « price discovery ». Mais si les ordres d’achat ou de vente affluent simultanément sur toutes les valeurs d’un indice, c’est comme si dans une élection les électeurs décidaient de voter pour tous les candidats en même temps. Il devient impossible de distinguer le meilleur des chevaux de retour.

Une conséquence de ce phénomène est que les nouvelles introductions en bourse n’ont jamais été à un niveau aussi bas aux Etats-Unis. Les entreprises en croissance ne voient en effet pas l’intérêt de s’introduire en bourse si c’est pour que leur titre soit « happé » immédiatement dans un indice et fondu avec tous les autres de la même catégorie dans des ETF.

Ainsi au lieu de contribuer à l’allocation optimale du capital disponible vers les entreprises les plus prometteuses, créatrices de valeur et d’emplois, l’innovation financière tourne de nouveau à vide, générant temporairement des profits pour quelques-uns, jusqu’au moment où une panique boursière révèlera que le roi est nu.

On trouvera ci-dessous un certain nombre de références bibliographiques disponibles sur internet, toutes en anglais (eh oui!). Certaines présentent les risques induits par les ETF, d’autres prennent au contraire la défense de ces instruments. En effet avant de crier au loup il importe de se faire une opinion par soi même sur le degré de dangerosité de la bête! On y trouvera également des données chiffrées sur le développement du marché des ETF, ainsi que des informations complémentaires sur les problèmes spécifiques à la réplication synthétique, non adressés dans ce post.

ETFs – A broken business model http://investorplace.com/2012/09/etfs-a-broken-business-model-blk-stt-vanguard/

Can an ETF collapse? http://boganassociates.com/whitepapers.html

Why an ETF can’t collapse http://etfdb.com/financial-advisor-center/why-an-etf-cant-collapse/

The rise of ETFs and stock market correlation: http://www.thestreet.com/story/11644474/1/the-rise-of-etfs-and-stock-market-correlation.html

Financial Stability Board: Potential financial stability issues arising from recent trends in Exchange Traded Funds (ETF): http://www.financialstabilityboard.org/publications/r_110412b.pdf

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ETF CAC 40 : avantages, inconvénients et meilleurs ETF https://finance-heros.fr/etf-cac-40/ https://finance-heros.fr/etf-cac-40/#comments Thu, 01 Apr 2021 14:20:00 +0000 https://finance-heros.fr/?p=878 Le CAC 40 est l’indice boursier français le plus populaire. Avec un ETF CAC 40 (aussi appelé tracker), vous pouvez investir instantanément dans les 40 entreprises du CAC. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? D’autres indices boursiers ne sont-ils pas plus pertinents ?  ➡️ On fait le point dans cet article et on vous […]

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Le CAC 40 est l’indice boursier français le plus populaire. Avec un ETF CAC 40 (aussi appelé tracker), vous pouvez investir instantanément dans les 40 entreprises du CAC. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? D’autres indices boursiers ne sont-ils pas plus pertinents ? 

➡ On fait le point dans cet article et on vous donne notre sélection des meilleurs ETF CAC 40. 

Le fonctionnement des ETF CAC 40

Un ETF est un fonds d’investissement coté en bourse. Au même titre que les OPCVM classiques, les ETF sont donc des paniers d’actions. Mais ils présentent de nombreux avantages :

  • Ils ont des frais réduits, jusqu’à 10 fois inférieurs à un fonds classique. 
  • Leur liquidité est instantanée, puisqu’ils sont cotés en bourse, vous pouvez les acheter et les vendre en quelques secondes, comme s’il s’agissait d’une simple  action. 
  • Ils sont généralement très diversifiés car composés de plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de titres. 

Une autre particularité des ETF est de répliquer un indice boursier. Ainsi, avec un ETF CAC 40, vous obtiendrez une performance quasiment équivalente à celle du CAC 40 puisque cet ETF investit dans les 40 entreprises de l’indice, conformément à sa pondération. 

Notez qu’il existe deux types d’ETF CAC 40 : 

  1. Les ETF CAC 40 distribuants : vous percevez alors les dividendes de toutes les entreprises en cash
  2. Les ETF CAC 40 capitalisants: ces ETF réinvestissent automatiquement les dividendes. Dans ce cas, la performance du fond réplique l’indice CAC 40 GR (dividendes réinvestis). 

Coté performance, sachez que les ETF sont, en moyenne, plus performants qu’un fonds d’investissement traditionnel. En grande partie à cause des frais plus élevés de ces derniers. Ainsi, mieux vaut un simple ETF plutôt qu’un fonds géré activement par une société de gestion, aussi prestigieuse soit-elle. 

Les subtilités du CAC 40 à connaître

Le CAC 40 est constitué des 40 plus grandes capitalisations boursières françaises. Enfin presque ! En réalité, il s’agit de 40 entreprises cotées à la bourse de Paris, sélectionnées sur des critères de taille, mais pas seulement : la liquidité du titre entre en jeu également, ainsi que d’autres critères moins quantitatifs. D’ailleurs, c’est un comité (le Conseil Scientifique des Indices) et non un simple algorithme qui décide, in fine, si une entreprise doit sortir de l’indice au profit d’une autre. 

Par ailleurs, toutes les entreprises cotées à Euronext Paris ne sont pas françaises. Ainsi, ArcelorMittal, dont le siège social est au Luxembourg, fait bien partie du CAC 40. Même chose pour STMicroelectronics, le producteur de semi-conducteur franco-italien, dont le siège social est en Suisse.

La composition sectorielle

Aux États-Unis, ils ont les GAFA. En France, on a le luxe. LVMH, Hermès, Kering, ces sociétés sont des leaders mondiaux. Cela est tellement vrai qu’elles ont une place prépondérante dans le CAC 40 : presque 25%. 

Cette particularité française fait, à la fois, la force et la faiblesse de l’indice. Ce sont des actions cycliques, généralement plus performantes sur le long terme, mais aussi plus sensibles aux ralentissements économiques. Par ailleurs, cela fait peser un risque de concentration important sur le CAC 40. Ce manque de diversification en fait un indice avec une forte volatilité, qui atteint 21%, en moyenne, depuis sa création. A noter que d’autres actions non cycliques viennent diminuer ce risque (l’action Veolia par exemple).

Voici, plus en détail, la composition sectorielle du CAC 40.

Composition sectorielle du CAC 40
Composition sectorielle du CAC 40

Les dividendes

Autre point important : le CAC 40 qui fait habituellement la une de la presse financière ne tient pas compte des dividendes ; c’est un indice Price Return. Pour mesurer sa performance en totalité, il faut regarder le CAC 40 GR (pour Gross Return). Cet indice sera un bien meilleur benchmark pour mesurer la performance des ETF, car vous percevez bel et bien les dividendes avec un ETF. Les dividendes sont, d’ailleurs, un vecteur essentiel de la performance, comme nous allons le voir ci-dessous.

Les performances du CAC 40

 Le graphique ci-dessous compare la performance du CAC 40 et du CAC 40 GR depuis leur création en 1987. 

Malgré les crises et les krachs boursiers qui ont marqué l’histoire économique récente, l’indice français est passé de 1 000 à 25 000 points en un peu plus de trente cinq ans. Soit une performance de 9% en moyenne, chaque année.

Performance comparée du CAC 40 et de CAC 40 GR. Base 1000 en 1987. Les données avant cette date sont celles de l’INSEE sur la bourse de Paris.
Performance comparée du CAC 40 et de CAC 40 GR. Base 1000 en 1987. Les données avant cette date sont celles de l’INSEE sur la bourse de Paris.

Les meilleurs ETF CAC 40

Lorsqu’on investit avec des ETF, on cherche à réduire les frais au maximum. Cependant, ce n’est pas le seul critère de sélection à intégrer, il faut aussi tenir compte de la qualité de réplication et de la liquidité du fonds. Voici deux ETF qui cochent toutes les cases : 

ETFISINFRAIS DE GESTIONPERFORMANCE 5 ANS INVESTIR (COMPTE-TITRES)INVESTIR (PEA)INVESTIR (ASSURANCE-VIE)INVESTIR (PER)
Amundi CAC 40 ETF Dist FR00133806070,25%11,65%Bourse Direct / Freedom24Fortuneo/SaxoLucya CardifLinxea SpiritPER Placement Direct
Xtrackers CAC 40 ETFLU03222509850,20%11,57%Bourse Direct / Freedom24Fortuneo
Sélection des meilleurs ETF CAC 40

Ce graphique illustre la performance comparative des ETF CAC 40 par rapport à l’indice CAC 40 sur la période étudiée:

Performances comparées des ETF CAC 40et de l'indice CAC 40
Performances comparées des ETF CAC 40et de l’indice CAC 40

Ce graphique amène à quelques remarques :

  • L’ETF Amundi CAC 40 surpasse la performance de l’indice CAC 40 GR. Cela pourrait suggérer que cet ETF bénéficie d’une optimisation fiscale, améliorant ainsi son rendement net, ou qu’il utilise des opérations de prêt de titres pour booster sa performance.
  • En revanche, l’ETF DWS a une « Tracking Error » non négligeable (il s’agit de la différence de performance entre l’ETF et l’indice), de sorte qu’à long terme, l’ETF sous performe.

Cela se voit d’ailleurs sur la performance des 5 dernières années : 11,65% pour l’ETF Amundi contre 11,57% pour l’ETF Xtrackers. Une petite différence qui se creuse avec le temps sous l’effet des intérêts cumulés.

Finalement, bien que l’ETF Amundi soit un peu plus cher, c’est celui que nous recommandons car son tracking est meilleur.

Hugo
Les conseils de Hugo

Dans la mesure du possible, pensez aussi à privilégier la classe « Accumulation » du fonds dans votre compte-titre ou dans votre PEA pour éviter d’avoir à réinvestir vous-même les dividendes et payer des frais de courtage supplémentaires.

Comment investir dans un ETF CAC 40 ?

Pour investir dans un ETF CAC 40, vous pouvez opter  pour l’une des enveloppes fiscales suivantes :  

Ces comptes peuvent être ouverts auprès d’une banque ou d’un courtier en bourse. Pour vous simplifier la vie, nous avons également fait une sélection des meilleurs courtiers. Il serait en effet dommage de minimiser les frais de gestion en utilisant un ETF, mais de payer le prix fort les frais de courtage ou les frais de gestion de votre contrat d’assurance-vie. Le tableau ci-dessus n’est pas exhaustif. Pour, aller plus loin, vous pouvez retrouver nos comparatifs détaillés : 

Après avoir alimenté votre compte, vous pourrez passer un ordre d’achat sur votre ETF à l’image d’une action classique . Dès lors, vous détiendrez des parts de l’ETF dans votre portefeuille, qui suivront l’évolution de l’indice CAC 40 de façon passive et à moindre coût. 

Avantages et inconvénients des ETF CAC 40

Investir avec un ETF CAC 40 a quelque chose de rassurant. Vous connaissez bien cet indice et les entreprises qui en font partie. Mais attention à vos biais cognitifs, ce n’est pas avec l’affect que vous ferez les meilleurs investissements. En effet, l’investissement  dans un ETF CAC 40 peut répondre à certaines convictions, comme le fait de soutenir l’économie française en investissant dans des entreprises qui créent des emplois dans le pays. Cependant, cela ne doit pas être le seul critère si la performance financière à long terme est votre priorité.

Un réel manque de diversification

Le principal défaut du CAC 40 est son manque de diversification. En étant franco-français, il fait peser un risque politique majeur sur votre investissement. Pensez, par exemple, aux conséquences que le Brexit a eues sur les actions anglaises. 

Par ailleurs, depuis plusieurs décennies, la France connaît une croissance molle. Un ETF CAC 40 ne vous permet pas de profiter de la croissance plus vigoureuse des pays en développement. Finalement, une diversification plus large pourrait réduire le risque tout en offrant de meilleures opportunités de rendement.

Un petit plus fiscal

Il n’est pas inintéressant de remarquer que les dividendes sont imposés à la source. Le taux d’imposition des dividendes varie dans chaque pays. Il faut aussi savoir qu’il n’y a pas de retenue à la source pour les ETF qui achètent des actions dans leur propre pays. Autrement dit, dès lors que vous investissez dans un PEA ou une assurance-vie qui vous permet d’échapper à l’impôt, il y a un avantage fiscal à investir dans un ETF CAC 40 plutôt que dans un ETF S&P 500 par exemple. L’imposition des dividendes est de l’ordre de 30% dans la plupart des pays développés, ce qui n’est pas négligeable.

On résume ci-dessous les avantages et les inconvénients des ETF CAC 40. 

Avantages
  • Frais réduits par rapport aux fonds traditionnels
  • Avantage fiscal sur les dividendes
  • Entreprises françaises (cocorico !)

Inconvénients
  • Manque de diversification (40 entreprises seulement)
  • Risque Politique
  • Croissance française en berne

Le principe de diversification encourage à composer votre portefeuille avec d’autres ETF. Néanmoins, pour le petit plus fiscal qu’il procure, l’ETF CAC 40 n’est pas à exclure de votre portefeuille .

Les alternatives à l’ETF CAC 40 pour investir dans les entreprises françaises

L’ETF CAC 40 est souvent le choix par défaut pour ceux qui souhaitent investir dans les entreprises françaises car c’est l’indice le plus populaire. Cependant, il existe des alternatives qui peuvent offrir une exposition différente ou complémentaire sur le marché français ; que ce soit pour diversifier davantage ou chercher des rendements potentiellement plus élevés.

Voici les principales alternatives à connaître :

  • L’ETF MSCI FRANCE : il suit l’indice MSCI France qui regroupe 78 grandes et moyennes capitalisations françaises ,offrant ainsi une exposition plus large que le CAC 40 et un portefeuille mieux diversifié. 
  • L’ETF CAC 40 ESG : il  vise à répliquer la performance de l’indice boursier CAC 40 ESG. Ce dernier  regroupe les 40 plus grandes entreprises françaises cotées qui respectent les meilleures pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).
  • L’ETF CAC Mid 60 : il réplique l’indice des 60 entreprises françaises de taille moyenne suivant les 40 plus grandes du CAC 40. L’ETF Amundi CAC MID 60 est le seul ETF qui suit cet indice.
  • L’ETF CAC 40 Leveraged : c’est un ETF qui amplifie les variations quotidiennes, à la hausse comme à la baisse, de l’indice CAC 40 avec un effet de multiplicateur d’un facteur 2. L’ETF Amundi CAC 40 Daily (2x) Leveraged en est un exemple. Cet ETF sera utile pour booster les performances de long terme de votre portefeuille, mais attention à la volatilité additionnelle. On vous en dit plus dans cet article sur les ETF à effet de levier.

Notez qu’il est est aussi possible de parier sur la baisse de l’indice CAC 40 avec un ETF Short CAC 40.  Remarquez toutefois que parier sur la baisse du CAC 40 s’est révélé être un pari perdant la plupart du temps.

Comment faire mieux que le CAC 40 ?

La capitalisation boursière totale du CAC 40 est un peu supérieure à 1 900 milliards d’euros. C’est moins que la valeur d’Apple ou de l’entreprise pétrolière Saudi Aramco. Cela représente, aussi, moins de 5% de la capitalisation boursière mondiale.

En investissant dans des ETF internationaux, vous pouvez facilement diversifier votre portefeuille. Non seulement vous réduirez sa volatilité, mais, en plus, vous améliorerez sa performance.

Si vous souhaitez faire très simple et n’investir que dans un seul ETF, un ETF Monde (indice MSCI Wolrd) est un bon début. Néanmoins, nous vous recommandons plutôt de combiner des ETF des principales zones géographiques. Les ETF mondes souffrent, en effet, de quelques lacunes (on en parle ici). 

Pour illustrer nos propos, voici la performance annualisée et la volatilité d’ETF répliquant les principaux indices internationaux sur ces 5 dernières années. 

Sur la même période, un ETF CAC 40 a une performance de 11,3% par an et une volatilité de 20%. Sa volatilité est donc systématiquement supérieure à celle des indices plus larges, même comparée aux marchés émergents ! Bien que sa performance ne soit du tout mauvaise, elle est inférieure à celle des US. C’est tout l’enjeu d’une bonne diversification.

La fiscalité des ETF CAC 40 : 

La fiscalité des ETF CAC 40 sera celle de l’enveloppe fiscale dans laquelle ils sont détenus. 

Dans le cas “normal” du compte-titres, les plus-values et les dividendes sont soumis à la flat tax. Cette taxe forfaitaire de 30% se décompose comme suit: 

  • 12,8% d’impôt sur le revenu,
  • 17,2% de prélèvements sociaux.

Cependant, dès lors que vous investissez pour le long terme, la meilleure fiscalité sera celle du PEA : en effet, après une période de détention de 5 ans, les gains réalisés sont exonérés d’impôts.

Les autres enveloppes fiscales peuvent aussi être intéressante, vous pouvez explorer à ce sujet nos articles dédiés à la fiscalité de l’assurance-vie, et celui dédié à la fiscalité du PER.

Questions Fréquentes 

Comment décrypter le nom d’un ETF ?

Le plus simple est de prendre un exemple : « Amundi CAC 40 UCITS ETF Dist » :
– Amundi : nom de l’émetteur / société de gestion.
– CAC 40 : nom de l’indice de référence répliqué et stratégie.
– UCITS ETF : Indique que l’ETF est conforme à la directive UCITS.
La dernière partie concerne les dividendes :
– « Acc » ou « C » en anglais « Accumulating » : les dividendes dégagés par l’ETF sont capitalisés.
– « Dist. » ou « D » pour « Distributing » : ils sont distribués.
– « C/D » : les deux sont possibles.

Peut-on investir dans une assurance vie avec des ETF ?

Oui, c’est possible ! On vous explique tout dans notre article : Assurance-vie et ETF : lesquels choisir ? (Guide 2026).

Les ETF CAC 40 sont-ils éligibles au PEA ? 

Les ETF CAC 40 sont par nature éligibles au PEA.En effet, ces derniers suivent un indice composé d’actions de sociétés européennes  à 100%, ce qui satisfait la condition d’éligibilité à l’enveloppe fiscale ; le PEA étant destiné à encourager l’investissement en actions d’entreprises européennes .

Quelles sont les autres façons d’investir dans le CAC 40 ?

Il existe plusieurs options alternatives aux ETF CAC 40 pour s’exposer à la performance de l’indice :
Acheter les actions individuelles : vous pouvez directement acheter les actions des 40 sociétés composant l’indice. Par exemple : acheter l’action Total, puis l’action Air Liquide, puis l’action LVMH, puis l’action Vinci, puis l’action Airbus etc., la difficulté sera de maintenir la pondération de l’indice et de réinvestir les dividendes à chaque versement, ce qui risque d’engendrer des frais importants.
Opter pour les produits dérivés : vous pouvez spéculer sur les fluctuations du CAC 40 via des produits dérivés comme les CFD (Contract for Difference), les contrats à termes (futures sur indice) qui permettent d’investir avec un effet de levier, mais les frais seront plus élevés et le risque de perte est également amplifié en cas d’évolution défavorable.

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Faut-il utiliser un ETF Short CAC 40 ? https://finance-heros.fr/etf-short-cac-40/ https://finance-heros.fr/etf-short-cac-40/#comments Tue, 02 Feb 2021 18:24:39 +0000 https://finance-heros.fr/?p=899 Lorsque l’euphorie s'empare des marchés financiers et qu’ils nous semblent surévalués, il peut être tentant de vouloir parier sur la baisse des cours de bourse, dans le jargon financier on dira prendre une position « courte » (ou « short » en anglais). Un ETF Short CAC 40 permet de vendre à découvert l’ensemble du marché français, mais ce […]

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Lorsque l’euphorie s'empare des marchés financiers et qu’ils nous semblent surévalués, il peut être tentant de vouloir parier sur la baisse des cours de bourse, dans le jargon financier on dira prendre une position « courte » (ou « short » en anglais). Un ETF Short CAC 40 permet de vendre à découvert l’ensemble du marché français, mais ce n’est pas la seule solution. On fait le point dans cet article !

Fonctionnement des ETF Short CAC 40

Les ETF « Short » permettent de parier sur la baisse de leur indice de référence. Un ETF Short CAC 40 permet donc de réaliser des plus-values lorsque le CAC 40 baisse.

Pour obtenir une « performance inversée », le gérant de l’ETF vend quotidiennement à découvert les 40 entreprises du CAC 40. Notez que cette vente à découvert est quotidienne. Cela implique que la performance sur un mois sera différente de celle que vous obtiendrez si vous vendiez vous-même les 40 mêmes entreprises à découvert et que vous clôtureriez votre position 1 mois plus tard.

Le graphique ci-dessous donne la performance d’un ETF CAC short entre 2011 et 2021.

ETF CAC 40 Short
Performance de l’ETF Lyxor CAC 40 Daily Short.
Sources : Lyxor.

La performance du fonds est globalement baissière, sauf à quelques rares moments, qui correspondent aux fortes baisses du CAC 40. Le dernier pic significatif intervient ainsi au plus fort de la crise du covid-19.

Faut-il utiliser les ETF Short CAC 40 ?

Si les ETF short sont globalement baissiers, ce n’est pas un hasard. En effet, les marchés financiers suivent une tendance haussière sur le long terme. Cela s’explique par la croissance économique et démographique, par l’inflation, et par les innovations et les améliorations constantes des entreprises pour réduire leurs coûts et capter de nouveaux marchés.

Il n'empêche que les accidents de parcours sont nombreux. Les marchés financiers sont cycliques : ils sont traversés par des phases de surchauffe, parfois même des bulles spéculatives, qui se concluent systématiquement par une forte chute de la bourse. C’est en de pareils cas que les ETF Short peuvent être utiles. Si vous pensez que nous sommes à la veille d’un krach boursier, vous pouvez ainsi parier sur la baisse des marchés ; ou du moins vous en protéger.

Hugo
Les conseils de Hugo

Attention, ayez en tête qu’il est extrêmement difficile de prédire le moment ou le marché se retourne. Ainsi, avec un ETF CAC 40 Short, les probabilités de gains ne sont pas de votre côté. Nous vous recommandons donc de les utiliser avec prudence et parcimonie !

Quelles alternatives pour anticiper une baisse des marchés ?

Les ETF short CAC 40 ne sont pas les seuls investissements financiers à permettre de parier sur la baisse des marchés. Pour commencer, sachez qu’il existe des ETF Short sur un grand nombre d’indices boursiers et pas seulement sur le CAC 40. Vous trouverez sans grandes difficultés des ETF Short sur les principaux indices internationaux (Nasdaq, S&P 500, Dow Jones, Nikkei, etc.)

Il existe également des ETF sur le VIX. Le VIX est un indice qui mesure la volatilité, or, les périodes de baisses sont associées à des pics de volatilité.

Enfin, sachez que vous pouvez aussi utiliser des produits dérivés. Parmi ceux-là, les CFD – pour Contract For Difference – sont les plus simples à manipuler. Ils vous permettent tout simplement de toucher la différence entre le prix d’achat et le prix de vente d’un actif. Les actifs sous-jacents peuvent aussi bien être des actions que des indices boursiers. Vous pouvez donc être short du CAC 40 et de beaucoup d’autres indices avec des CFD. Pour acheter et vendre des CFD, vous pouvez retrouver les meilleures plateformes de trading dans notre comparatif.

CFD sur le CAC 40 avec XTB
Liste des CFD sur Indice sur la plateforme de Trading XTB (dont vous trouvez notre avis détaillé ici).

Gardez tout de même en tête que les instruments financiers de vente à découvert s’adressent à des traders avertis. Lorsque les marchés sont surévalués, une option plus prudente consiste à réduire la proportion de vos ETF actions au profit d‘ETF obligataires, moins sensibles aux retournements de marchés. N’oubliez pas non plus qu’une fois que les marchés ont baissés, il est souvent trop tard pour réagir. En période de crise, le mieux reste souvent de se montrer patient et de ne rien faire !

Questions fréquentes

Comment décrypter le nom d’un ETF ?

Le plus simple est de prendre un exemple : « Amundi CAC 40 UCITS ETF Dist » :
– Amundi : nom de l’émetteur / société de gestion.
– CAC 40 : nom de l’indice de référence répliqué et stratégie.
– UCITS ETF : Indique que l’ETF est conforme à la directive UCITS.
La dernière partie concerne les dividendes :
– « Acc » ou « C » en anglais « Accumulating » : les dividendes dégagés par l’ETF sont capitalisés.
– « Dist. » ou « D » pour « Distributing » : ils sont distribués.
– « C/D » : les deux sont possibles.

Peut-on investir dans une assurance vie avec des ETF ?

Oui, c’est possible ! On vous explique tout dans notre article : Assurance-vie et ETF : lesquels choisir ? (Guide 2026).

Quelle est la différence entre un fonds long, short, et long-short ?

– Un fonds long-only est un fonds qui n’investit qu’à la hausse ; ce sont les fonds les plus classiques.
– Un fonds short est un fonds qui ne parie qu’à la baisse. Ces fonds sont très rares et il s’agit essentiellement d’ETF, comme l’ETF short CAC 40.
– Enfin, les fonds long-short sont des fonds qui combinent positions longues (à l’achat) et positions courtes (vente à découvert). C’est assez classique pour un hedge fund mais il existe aussi quelques fonds long-short ouverts au grand public.

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Tout sur les ETF : Définition & Comment Investir ! https://finance-heros.fr/etf/ https://finance-heros.fr/etf/#comments Tue, 02 Feb 2021 16:22:45 +0000 https://finance-heros.fr/?p=786 Les ETF sont des supports d’investissement permettant d’investir en bourse. Comment fonctionnent-ils ? Pourquoi investir dans un ETF ? Comment en acheter ? ➡️ On vous donne toutes les clés dans cet article ! Qu’est-ce qu’un ETF ? Définition Un ETF (Exchange Traded Fund) est un fonds coté en bourse. À première vue, il s’agit […]

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Les ETF sont des supports d’investissement permettant d’investir en bourse. Comment fonctionnent-ils ? Pourquoi investir dans un ETF ? Comment en acheter ?

➡ On vous donne toutes les clés dans cet article !

Qu’est-ce qu’un ETF ? Définition

Qu'est-ce qu'un ETF ? Définition
Qu’est-ce qu’un ETF ? Définition

Un ETF (Exchange Traded Fund) est un fonds coté en bourse. À première vue, il s’agit donc d’un fonds d’investissement comme un autre, sauf qu’il est coté en bourse.

✅ Vous pouvez ainsi l’acheter ou le vendre instantanément pendant les heures d’ouverture de la bourse, comme avec une action.

Mais ce n’est pas la seule différence qui existe entre un ETF et un fonds d’investissement traditionnel. Un ETF est généralement un fonds indiciel, c’est-à-dire qu’il se contente de répliquer un indice boursier. Ainsi, un ETF CAC 40 investit dans les 40 entreprises de l’indice français. Un ETF S&P 500 investit dans les 500 entreprises de l’indice américain.

➡ C’est pour cette raison qu’on parle aussi de « tracker » parce qu’un ETF « traque » un indice.

Voici, par exemple, la performance d’un ETF CAC 40 comparée à celle de l’indice. On voit ici que la réplication est très fidèle.

ETF vs Indice de référence
ETF CAC 40 vs Indice de référence. Source : Amundi

L’objectif d’un ETF est donc de capter la performance des marchés financiers dans leur globalité. Les ETF s’inscrivent ainsi dans une stratégie de gestion dite passive… généralement plus performante !

Quels sont les avantages des ETF ?

Les ETF présentent de nombreux avantages qui expliquent leur succès auprès des professionnels de l’investissement et des épargnants.

  1. Les ETF ont des frais réduits. Comptez autour de 0,25% de frais de gestion annuels pour un ETF d’actions. C’est 5 à 10 fois moins que les frais de gestion d’un fonds d’investissement classique.
  2. Ils sont diversifiés. Avec un tracker vous investissez a minima dans plusieurs dizaines d’entreprises d’un seul coup. Mais certains ETF vous permettent d’investir dans plusieurs milliers d’actions ! Cela vous permet donc d’avoir un placement diversifié, plus performant et moins volatil.
  3. Ils sont transparents. Avec un ETF, pas de surprise, vous savez que le gestionnaire investit dans les entreprises de l’indice de référence. Vous n’avez donc pas de mauvaise surprise sur la performance.
  4. Ils sont performants. La recherche académique a montré que les gérants de fonds n’arrivent pas à battre les marchés sur le long terme. Et, comme les trackers prélèvent moins de frais, ils sont en moyenne plus performant que les fonds traditionnels !
  5. Ils ont une liquidité instantanée. Autrement dit, vous pouvez revendre un ETF en quelques secondes pour récupérer vos sous. C’est l’avantage d’être coté en bourse.

✅ En conclusion, on peut donc dire qu’un ETF vous simplifie la vie. Plus besoin de gérer vous-même votre portefeuille d’actions. Vous gagnez du temps et plus d’argent !

Comment investir dans un ETF ?

Choisir l’enveloppe fiscale adaptée

La première étape pour investir dans un ETF est d’ouvrir un compte qui vous donne accès à des trackers. On parle d’enveloppe fiscale. Vous pouvez acheter un ETF depuis un compte-titres ordinaire, un PEA et dans certaines assurances-vie et certains PER.

Si vous commencez à investir, le PEA et l’assurance-vie seront sans doute les deux placements les plus pertinents.

Pour savoir quelle enveloppe fiscale choisir, rendez-vous sur notre guide pour commencer à investir en bourse !

Choisir le bon courtier

L’un des intérêts principaux des ETF, c’est leurs frais réduits. Il serait donc dommage de payer des frais de courtage ou de gestion trop élevés. Par ailleurs, beaucoup d’assurance-vie et de PER ne permettent pas d’investir dans des ETF.

➡ Vous trouverez les meilleurs courtiers dédiés aux ETF dans nos comparatifs :

En pratique, comment acheter un ETF ?

Depuis un PEA ou un compte-titres, vous achetez un ETF comme vous achetez une action : il suffit de passer un ordre de bourse depuis l’interface de votre courtier.

Depuis une assurance vie ou un PER, vous devez réaliser un arbitrage, ou indiquer dans quel ETF vous souhaitez investir lors d’un versement. Attention toutefois, toutes les assurances-vie ne mettent pas de trackers à disposition… c’est même plutôt une exception !

Quelques précautions avant d’investir dans des ETF

Un ETF est un support d’investissement qui vous expose à des risques de perte en capital. Avant de vous lancer, il convient donc de réfléchir à votre objectif et d’organiser votre épargne en conséquence.

Les ETF en actions sont adaptés à un placement de long terme mais si vous avez un projet à court terme mieux vaut s’orienter vers les ETF obligataires, moins volatils.

➡ On vous aide à passer à l’action étape par étape, dans notre guide à recevoir gratuitement ici.

Les différents types d’ETF

Si vous souhaitez entrer un peu plus en profondeur dans la construction de votre portefeuille d’ETF, sachez qu’il existe plusieurs types d’ETF. Nous les passons en revue et nous vous indiquons leur utilité.

Les ETF en actions et les ETF obligataires

Les ETF en actions sont les plus usuels. Sans surprise, ils vous permettent d’investir dans un panier d’actions. Les trackers obligataires vous permettent d’investir dans des obligations.

Les obligations sont des titres de créance. Dit plus simplement, ce sont des prêts à des entreprises ou à des États. Les ETF obligataires sont moins volatils que les ETF en actions. Ils sont aussi moins performants sur le long terme.

Si vous investissez à court ou moyen terme, nous vous recommandons d’inclure des ETF obligataires dans votre portefeuille pour en réduire la volatilité. À plus long terme, ce n’est pas nécessaire.

Les ETF sectoriels

Les ETF sectoriels investissent dans des secteurs d’activité particuliers. Vous avez ainsi des ETF biotechs, des ETF intelligence artificielle, des ETF sur l’agriculture. Bref, il existe autant d’ETF que de secteurs économiques et boursiers. Ils sont utiles si vous pensez qu’un secteur a plus d’avenir qu’un autre.

Ces ETF peuvent aussi être utilisés dans une stratégie de « rotation sectorielle », en misant sur les secteurs dits défensifs (produits alimentaires par exemple) en période de crise ou de récession et sur les secteurs de croissance en période faste (nouvelles technologies par exemple).

Les ETF écoresponsables

L’investissement socialement responsable (ISR) se développe de plus en plus, à mesure de la prise de conscience des problématiques écologiques et climatiques. Outre certains ETF sectoriels qui permettent, par exemple, d’investir dans les énergies renouvelables, il est possible d’investir dans des ETF ESG. Les critères ESG (Écologiques, Sociaux et de Gouvernance), permettent de classer les entreprises entre elles, en fonction des efforts qu’elles fournissent notamment sur le plan écologique. Les ETF ESG pondèrent alors les actions les plus vertueuses.

Attention toutefois, il y a rarement des critères d’exclusions dans ces ETF, ce qui veut dire que tous les secteurs sont représentés, y compris celui des énergies fossiles.

Les ETF Smart Beta

Les ETF Smart Beta sont des ETF un peu plus sophistiqués que les ETF classiques. Ils sont aussi plus chers. Un ETF Smart Beta intègre une stratégie de gestion qui se rapproche de la gestion active. Voici quelques exemples d’ETF Smart Beta :

Ces trackers suivent une stratégie algorithmique basée sur des règles d’investissement mathématiques.

Les ETF actively managed

Bien que la plupart des ETF se contentent de répliquer un indice boursier (ce qui est aussi le cas des ETF Smart Beta, avec un indice plus complexe), certains ETF sont gérés activement. Autrement dit, à l’instar d’un fonds traditionnel, les gérants de ces fonds vont tenter de battre le marché et de faire mieux que leur indice de référence.

Cela ne contredit en rien leur appellation d’ETF, dès lors qu’ils sont cotés en bourse. Ces fonds sont toutefois plus rares et leurs frais sont plus élevés (comptez par exemple 0,75% de frais de gestion pour l’ETF ARKK spécialisé dans le secteur de l’innovation, contre 0,25% en moyenne).

À mon avis ces ETF n’apportent pas grand-chose, l’histoire a montré qu’ils n’étaient pas capables de tenir leur promesse.

Les ETF à effet de levier

Les ETF leveraged (ou ETF à effet de levier) sont des ETF qui permettent d’obtenir un effet multiplicatif sur les performances grâce à l’effet de levier. Pour cela, ils investissent au-delà de leur mise initiale.

Prenons l’exemple d’un tracker CAC 40 x2. Chaque jour le gérant du fonds va emprunter la somme nécessaire pour investir le double de ses encours. À la fin de la journée, si le CAC 40 a gagné 1%, le fonds aura gagné 2% (modulo les frais et le coût du financement).

Les ETF à effet de levier permettent donc de multiplier les gains, mais attention, c’est aussi valable pour les pertes. Par ailleurs la volatilité a un impact très négatif sur ce type de fonds et, comme le levier est quotidien, sur le long terme, les performances peuvent être décevantes. On vous en dit plus sur les ETF à effet de levier ici !

Les ETF inversés ou ETF shorts

Il est également possible de parier sur la baisse d’un indice avec les ETF inversés ou short en anglais. Par exemple, un ETF short CAC 40, si l’indice perd 1%, alors l’ETF gagnera 1%. Ces trackers sont toutefois à manier avec précaution pour deux raisons :

  • d’abord parce que sur le long terme la plupart des indices sont haussiers et votre probabilité de perte est donc élevée ;
  • ensuite, le coût associé à la vente à découvert n’est pas négligeable et cela vient détériorer les performances de l’ETF.

➡ Pour le trading à effet de levier comme pour la vente à découvert, je recommande plutôt l’utilisation de produits dérivés comme les CFD.

Les ETF (ou ETP) sur les cryptos et les matières premières

Il existe également des ETF sur les cryptomonnaies et les matières premières. On parlera plutôt d’ETP, pour Exchanged Traded Products.

Leur fonctionnement peut être assez différent de celui des ETF classiques car au lieu d’investir dans l’actif physique ces ETP achètent des produits dérivés. En effet, on devine facilement qu’un gérant n’a pas envie de stocker des lingots d’or ou des barils de pétrole dans les caves de sa société de gestion. L’utilisation de ces produits dérivés et plus particulièrement de contrat à terme peut induire des différences significatives entre le prix du sous-jacent (l’or ou le pétrole) et la performance de l’ETP.

➡ On vous en dit plus sur les ETF sur l’or ici et les ETF sur le pétrole, là.

Quelle est la différence entre ETF physiques et synthétiques ?

Afin de répliquer la performance de leur indice de référence, les fournisseurs d’ETF peuvent utiliser deux méthodes différentes :

  • la réplication physique : le gérant de l’ETF achète l’ensemble des actions conformément à la pondération de l’indice ;
  • la réplication synthétique : le gérant utilise un produit dérivé appelé swap. Un swap permet d’échanger la performance de deux actifs. L’ETF a donc un panier d’action qui n’a pas grand-chose à voir avec celle de l’indice puis il échange la performance de son portefeuille avec celle de l’indice par l’intermédiaire d’un swap, généralement contracté avec une banque d’investissement.

Les avantages de la réplication synthétique sont multiples : cela peut être moins coûteux, plus précis et cela permet aussi de rendre éligibles au PEA certains ETF répliquant des indices internationaux. Vous en trouverez la liste ici.

A contrario, les ETF physiques permettent de faire du prêt de titres, ce qui est une source de rémunération pour le fonds. Cela permet donc de compenser en partie les frais de gestion. Selon moi, il n’y a donc pas de préférence à avoir en ETF physiques et ETF synthétiques.

Bien choisir vos ETF

Il existe plusieurs milliers d’ETF, autant dire qu’un investisseur novice peut vite s’y perdre. Voici quelques recommandations pour bien choisir vos trackers :

  • Commencez par identifier les indices boursiers sur lesquels vous souhaitez investir (S&P 500, Nasdaq, Dow Jones, CAC 40, etc.) et soyez sûr de bien comprendre ce qu’ils représentent.
  • Préférez des indices larges, pour maximiser votre diversification. Un ETF Euro Stoxx 600 sera par exemple plus efficace qu’un ETF EuroStoxx 50.
  • À moins d’avoir une stratégie très précise en tête, évitez les ETF sectoriel, trop peu diversifiés.
  • Privilégiez les ETF dont les frais sont les moins élevés.

Voici à titre d’illustration un portefeuille de trackers mondialement diversifié, conçu pour investir à long terme :

PondérationETFISINFrais
35%Amundi Stoxx Europe 600LU09085007530,07%
35%Amundi S&P 500LU11358650840,05%
8%Amundi JPX-Nikkei 400LU16810389120,18%
15%iShares MSCI Emerging MarketsIE00B4L5YC180,18%
7%iShares Core MSCI Pacific ex-JapanIE00B52MJY500,20%
Exemple de portefeuille d’ETF 100% en actions et mondialement diversifié.

Cette sélection présente l’avantage de couvrir l’ensemble des principaux pays du monde tout en maintenant systématiquement les frais en dessous de 0,2% par an. Par contre, si vous avez un projet de court terme, ma recommandation sera d’inclure des ETF obligataires.

Hugo
Les conseils de Hugo

Si vous investissez dans un ETF pour la première fois, un ETF Monde, lequel investit dans les 1500 plus grandes entreprises de la planète fera l’affaire. Et pour un portefeuille plus sophistiqué vous pouvez aussi opter pour une gestion pilotée !

Faut-il choisir un ETF Hedgé ?

Lorsque vous investissez dans des ETF internationaux, il faut vous rappeler que les titres sous jacent sont libellés dans des devises étrangères, par exemple en dollar pour les actions américaines. Vous vous exposez ainsi à un risque de change : si le dollar baisse, alors votre investissement baissera (toute chose égale par ailleurs).

➡ Certains ETF donnent alors la possibilité de couvrir le risque de change. La société de gestion se charge d’annuler les variations de devise. Mais cela à un coût qui n’est pas négligeable. Je conseille donc aux investisseurs de long terme de ne pas s’en soucier car sur le long terme le taux de change a tendance à s’ajuster.

✅ En revanche, si vous cherchez un placement peu volatil, notamment avec des ETF obligataire, il devient plus pertinent d’éviter le risque de change grâce au hedge.

ETF vs Fonds traditionnels

On oppose traditionnellement les ETF aux fonds traditionnels gérés activement :

  • d’un côté la gestion passive, qui se contente de répliquer la performance du marché grâce aux ETF ;
  • de l’autre, la gestion active, qui repose sur la qualité des gérants et leur capacité à choisir des actions qui vont surperformer le marché.

Sur le papier, la promesse de battre le marché grâce à une équipe d’experts est séduisante. Mais la réalité est tout autre. Depuis de nombreuses années, les études académiques qui ont analysé la performance de la gestion active concordent : l’écrasante majorité des fonds traditionnels sous-performance leur indice de référence. Voici un exemple avec un fonds d’une société de gestion pourtant réputée :

Performance du fonds Echiquier Agressor (La Financière de l'Echiquier) sur 10 ans.
Performance du fonds Echiquier Agressor (La Financière de l’Echiquier) sur 10 ans et son indice de référence (en gris).

Et plus les années passe, plus il est difficile pour un fonds de se maintenir au-dessus du lot, ainsi l’étude SPIVA montre que :

  • sur une année, 55% des fonds actifs américains n’arrivent pas à battre le S&P 500 ;
  • sur 15 ans, 90% d’entre eux sont incapables de battre l’indice.

Pire, dans une étude datant de 2018, Morningstar a montré que les frais était un bon indicateur de la sous-performance des fonds : plus les frais sont élevés et moins les performances sont bonnes. Autrement dit, avec un fonds actif, vous payez plus de frais mais vous n’avez pas plus de performance.

S’il fallait encore vous convaincre de l’intérêt d’utiliser des ETF plutôt que des OPCVM habituels, voici un tableau comparatif qui récapitule les principales différences :

ETFFonds traditionnels
Type de gestionPassive (la plupart du temps)Active (la plupart du temps)
ObjectifRépliquer un indiceBattre un indice
Coté en bourseOuiNon
Frais de gestiongénéralement entre 0,05% et 0,5% généralement entre 1% et 2,5%
Frais d’entrée0%entre 0% et 5%
TransparenceBonne : le portefeuille d’un ETF est fidèle à l’indiceMauvaise : difficile de savoir ce dans quoi le fonds investi précisément
Comparatif gestion active VS gestion passive

Selon moi, quelques rares cas justifient l’utilisation d’un fonds activement géré. C’est par exemple le cas sur des marchés peu liquides (actions africaines, private equity), où l’information est peu partagée. C’est aussi le cas dans la gestion alternative et décorrélée des marchés financiers principalement employée par les hedges funds.

Quels sont les risques des ETF ?

Les risques des ETF sont intrinsèquement liés à leurs actifs sous-jacents : un ETF d’actions chinoises sera nécessairement plus risqué qu’un ETF d’obligations d’États européens. Comme tout placement boursier, un ETF présente donc des risques de perte en capital.

Mais les trackers ne présentent pas plus de risques qu’un fonds traditionnel. En fait il en présente plutôt moins, car un gérant introduit un risque humain. Ne dit-on pas que l’erreur est humaine ?

Un gérant peut penser faire un bon coup en investissant dans telle ou telle entreprise et se tromper royalement. Les sociétés de gestion sont d’ailleurs souvent victimes de scandales financiers comme ce fut le cas pour le fonds de Bernard Madoff ou les fonds de H20 AM.

Du côté des ETF il n’y a aucune mauvaise surprise puisque leur gestion est entièrement automatisée et transparente. Par ailleurs, les ETF ont tendance à être plus diversifiés que les fonds traditionnels, ce qui en fait des produits moins risqués.

Notons que les ETF synthétiques entraînent un risque de contrepartie puisqu’ils font intervenir un swap avec une banque d’investissement. Or, si celle-ci fait défaut, l’ETF se retrouvera en difficulté. Néanmoins, pour se couvrir contre ce risque, la plupart des fournisseurs d’ETF souscrivent à un CDS qui joue le rôle d’une assurance.

Bonus : mes conseils pour investisseurs intelligents

Les ETF sont sans nul doute un des outils les plus puissants pour investir en bourse intelligemment. Dans cet article, je vous ai présenté leur fonctionnement et je vous ai expliqué comment investir dans un ETF depuis un compte-titre, un PEA ou une assurance-vie.

Mais la bourse reste un terrain de jeu complexe et truffé de piège. C’est pour cette raison que j’ai réalisé un guide gratuit pour bien investir en bourse (avec des ETF) en 7 jours et en 7 e-mails :

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Questions fréquentes

Comment décrypter le nom d’un ETF ?

Le plus simple est de prendre un exemple : « Amundi CAC 40 UCITS ETF Dist » :
– Amundi : nom de l’émetteur / société de gestion.
– CAC 40 : nom de l’indice de référence répliqué et stratégie.
– UCITS ETF : Indique que l’ETF est conforme à la directive UCITS.
La dernière partie concerne les dividendes :
– « Acc » ou « C » en anglais « Accumulating » : les dividendes dégagés par l’ETF sont capitalisés.
– « Dist. » ou « D » pour « Distributing » : ils sont distribués.
– « C/D » : les deux sont possibles.

Les ETF sont-ils moins performants en période de baisse ?

Les détracteurs de la gestion indicielle reprochent souvent aux ETF d’être moins performant que les fonds traditionnels lorsque la bourse chute.
Selon eux, les gérants traditionnels seraient capables d’anticiper les krachs ou, du moins, de mieux naviguer en période de gros temps. Cela n’est pourtant pas fondé sur des études académiques, qui tendent à prouver, au contraire, que les fonds traditionnels sont moins performants que leur indice de référence quelles que soient les conditions de marché.

Quels sont les frais d’un ETF ?

Un ETF ne supporte que des frais de gestion. Ils sont prélevés quotidiennement par le fonds en proportion du montant investi. Ils sont généralement compris entre 0,1 et 0,5% par an selon le type de tracker.

Sur quelles bourses les ETF sont-ils cotés ?

Les ETF sont cotés dans toutes les grandes bourses internationales dans lesquelles s’échangent d’autres titres financiers et principalement des actions. Il n’y a d’ailleurs pas de système différent pour les actions et les ETF.
Notez aussi qu’un ETF qui réplique un indice américain ou chinois peut être coté à Euronext Paris. C’est intéressant car le plus souvent les courtiers en bourse prélèvent plus de frais pour les transactions effectuées dans les bourses étrangères. Vous pouvez donc investir à étranger sans en payer le prix !

Quels sont les principaux fournisseurs d’ETF ?

Les principaux fournisseurs d’ETF sont des sociétés de gestion internationales. On retrouve notamment :
– Amundi, société la plus présente en France (et qui a racheté Lyxor) ;
– iShares (filiale de Blackrock) ;
– Vanguard ;
– Invesco ;
– VanEck ;
– Xtrackers ;
– WisdomTree (spécialisé dans les ETP de matières premières) ;
– JP Morgan.

Quels sont les ETF les plus fréquemment utilisés ?

Parmi les ETF les plus couramment utilisés, vous avez :
– Les ETF S&P 500 pour investir aux États-Unis.
– Les ETF CAC 40, très utilisés en France mais pas nécessairement recommandés, car trop peu diversifiés.
– Les ETF MSCI World, pour avoir un portefeuille globalement diversifié.
– Les ETF marchés émergents, qui permettent d’investir dans 23 pays émergents.

Perçoit-on les dividendes avec un ETF ?

La réponse est oui. Lorsque vous investissez avec un ETF, vous percevez les dividendes des actions dans lesquelles l’ETF investit.
Soit ils sont versés en cash sur votre compte tous les mois, tous les trimestres ou tous les ans selon l’ETF. On parle d’ETF de distribution ou ETF Dist.
Soit ils sont réinvestis dans l’ETF. Dans ce cas on parle d’ETF de capitalisation ou ETF Acc pour « Accumulation ».

Quelle est la différence entre un fonds indiciel et un ETF ?

Un fonds indiciel est un OPCVM traditionnel qui réplique un indice bousier. Un ETF est donc un fonds indiciel, en revanche l’inverse n’est pas vrai. En effet, les fonds indiciels ne sont pas forcément cotés en bourse. C’est cela qui les différencie.

Peut-on investir dans une assurance vie avec des ETF ?

Oui, c’est possible ! On vous explique tout dans notre article : Assurance-vie et ETF : lesquels choisir ? (Guide 2023).

Quand faut-il commencer à investir avec des ETF ?

Le plus tôt possible si vous souhaitez profiter de la puissance des intérêts composés ! En réinvestissant les rendements générés par vos ETF, votre patrimoine va croître de manière exponentielle, donc mieux vaut investir tôt.

Comment choisir le bon moment pour investir ?

Réponse ici : Quand investir en Bourse ? Est-ce le bon moment ?

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ETF à effet de levier : ce que vous devez savoir ! https://finance-heros.fr/leveraged-etf-effet-levier/ https://finance-heros.fr/leveraged-etf-effet-levier/#comments Tue, 02 Feb 2021 15:53:44 +0000 https://finance-heros.fr/?p=883 Les amateurs d’investissements immobiliers font souvent remarquer que l’un des avantages de l’immobilier sur la bourse est de pouvoir s’endetter pour investir, ce qui entraîne un effet multiplicateur sur les gains. Mais l’effet de levier n’est pas l’apanage de l’immobilier ! ➡️ Avec un ETF leveraged, vous pouvez aussi multiplier la performance de vos investissements. […]

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Les amateurs d’investissements immobiliers font souvent remarquer que l’un des avantages de l’immobilier sur la bourse est de pouvoir s’endetter pour investir, ce qui entraîne un effet multiplicateur sur les gains. Mais l’effet de levier n’est pas l’apanage de l’immobilier !

➡ Avec un ETF leveraged, vous pouvez aussi multiplier la performance de vos investissements. Attention néanmoins à bien comprendre le fonctionnement des ETF à effet de levier avant de les utiliser, car leur comportement peut être trompeur.

Cet article s’adresse à des investisseurs avertis, si vous découvrez l’investissement boursier, n’hésitez pas à lire notre guide Comment bien investir en bourse ?

Qu’est-ce qu’un ETF à effet de levier ?

Pour rappel, un ETF est un fonds indiciel coté en bourse et qui réplique un indice boursier.

Un ETF à effet de levier, quant à lui, amplifie les variations de son indice de référence dans l’objectif de multiplier ses gains. Alors qu’un ETF traditionnel investit dans les actions de l’indice sous-jacent, un ETF à effet de levier investit dans 2 fois ou 3 fois plus d’actions pour la même mise de départ. Pour y parvenir, l’ETF s’endette ou utilise des produits financiers dérivés.

Les ETF à effet de levier sont disponibles pour la plupart des grands indices boursiers internationaux.

Comment fonctionnent les ETF à effet de levier ?

Vous pouvez identifier les ETF à effet de levier grâce à leur dénomination anglaise (leveraged), suivie de l’effet multiplicateur : généralement x2 et plus rarement x3.

Avec un ETF à effet de levier, une variation de 1% de l’indice de référence sur une journée se traduit donc par une performance de 2 ou 3% selon le coefficient multiplicateur du fonds.

Attention, l’effet de levier va dans les deux sens ! Une baisse de 1% de l’indice de référence se traduira par une perte de 2 % avec un ETF leveraged x2. Par ailleurs, l’ETF ne multiplie pas les rendements annuels mais seulement les variations quotidiennes. Cela peut amener quelques surprises, comme nous le verrons dans les exemples donnés plus bas.

Afin d’obtenir cet effet multiplicateur, un ETF leveraged x2 va s’endetter chaque jour pour investir le double de sa mise initiale. À la clôture de la bourse, le fonds va solder sa position, rembourser sa dette et recommencer le lendemain. Notez que les gérants d’ETF peuvent aussi utiliser des produits dérivés pour arriver au même résultat (notamment des contrats à terme ou des options). L’important ici, est de remarquer que l’effet de levier est quotidien. C’est donc bien la performance quotidienne qui est multipliée par deux et non la performance sur le long terme.

Des performances spectaculaires… et parfois décevantes

Les graphiques ci-dessous donnent la performance de deux ETF à effet de levier, l’un sur le Nasdaq, l’autre sur l’Eurostoxx 50.

Performances comparées d'un ETF Nasdaq-100 et d'un ETF Nasdaq-100 leveraged x2.
Performances comparées d’un ETF Nasdaq-100 et d’un ETF Nasdaq-100 leveraged x2.
Sources : Lyxor.
Performances comparées d'un ETF Eurostoxx 50 et d'un ETF Eurostoxx 50 leveraged x2.
Performances comparées d’un ETF Eurostoxx 50 et d’un ETF Eurostoxx 50 leveraged x2.
Base 100. Sources : Lyxor.

Le premier constat qui saute aux yeux est la surperformance des ETF à effet de levier, aussi bien pour l’indice américain que pour l’indice européen. Plus précisément, entre mi-2016 et début 2021 :

  • L’ETF Nasdaq a une performance de 150% quand l’ETF x2 a une performance de 405% ;
  • L’ETF Euro Stoxx 50 a une performance de 16% et l’ETF x2 une performance de 43%.

Dans les deux cas, la performance de l’ETF leveragé est plus du double de celle de l’ETF normal et non simplement le double. Notez au passage que la performance exceptionnelle du Nasdaq s’explique en partie par la performance des tech américaines sur la période, lesquelles sont prépondérantes dans cet indice.

Regardons désormais la performance des ETF l’Euro Stoxx 50 sur une plus courte période :

Performances comparées d'un ETF Eurostoxx 50 et d'un ETF Eurostoxx 50 à effet de levier x2 en pleine crise du covid-19.
Performances comparées d’un ETF Eurostoxx 50 et d’un ETF Eurostoxx 50 leveraged x2 en pleine crise du covid-19. Base 100. Sources : Lyxor.

Cette fois-ci l’ETF normal à une performance légèrement positive (2%) sur la période alors que l’ETF leveragé a une performance de… -2% ! On se serait pourtant attendu à une performance de l’ordre de 4% pour l’ETF à effet de levier.

En fait, si les performances des ETF x2 ne sont pas intuitives, c’est principalement parce que l’effet de levier est appliqué quotidiennement et non sur la période d’investissement. Prenons un exemple :

  • Supposons que l’ETF normal ait une performance de 10% le premier jour et de 10% le deuxième jour. La performance cumulée est égale à (1+10%)x(1+10%)-1 = 21%.
  • L’ETF x2 aura alors une performance de 20% le premier jour et de 20% le deuxième jour puisque la performance quotidienne est multipliée par 2. Soit une performance finale de (1+20%)x(1+20%)-1 = 44%. C’est plus du double de la performance de l’ETF normal.

L’effet de levier démultiplie donc la puissance des intérêts cumulés. Malheureusement, cela peut aussi jouer en votre défaveur, comme dans le cas de l’Eurostoxx 50 sur l’année 2020. Pour le comprendre, prenons un deuxième exemple :

  • Supposons cette fois que l’ETF normal ait une performance de -9% le premier jour et de 10% le second. Alors la performance cumulée est égale à 0,1%.
  • L’ETF x2 aura une performance de -18% le premier jour et de 20% le second, soit une performance totale de -1,6%.

On appelle ce phénomène le beta slippage.

➡ Finalement on voit que lorsque les marchés ont une tendance haussière affirmée, les ETF à effet de levier sont très performants.

❌ En revanche, dans des marchés volatils et sans direction (et a fortiori baissiers), ces ETF sous-performent.

À cela, ajoutons que les ETF a effet de levier ont des frais plus élevés que les ETF classiques. L’effet de levier n’est pas gratuit.

Quand utiliser des leveraged ETF ?

Si vous jetez un coup d’œil supplémentaire aux graphiques précédents, vous verrez que la perte maximale des ETF à effet de levier lors de la crise du covid-19 est supérieure à 50%. Avant d’utiliser des ETF à effet de levier il faut donc que vous ayez conscience des risques que cela représente.

Ainsi, si vous souhaitez booster la performance de votre portefeuille sur le long terme, vous pouvez lui associer un ETF à effet de levier dans des proportions raisonnables. C’est particulièrement utile si vous avez atteint le plafond de versement de votre PEA. Vous pouvez ainsi artificiellement gonfler sa valeur.

Les ETF à effet de levier peuvent aussi être utilisés pour saisir une opportunité à court terme, mais retenez que la volatilité joue contre vous. Par conséquent, évitez les périodes de forte volatilité.

Quelques ETF à effet de levier

Toujours dans l’optique de ne pas s’exposer à trop de volatilité, privilégiez les indices bien diversifiés pour vos ETF à effet de levier. À ce titre, l’Amundi MSCI USA et le Amundir Eurostoxx 50 nous semblent les plus pertinents.

Voici une liste d’ETF que vous pouvez acheter dans un compte-titres, un PEA ou une assurance-vie.

ETFISINFrais de gestionInvestir (PEA)Investir (Assurance-vie)Investir (compte-titres)
Amundi ETF Leveraged MSCI USA DAILY FR00107556110,50%Bourse DirectDegiro
Amundi EURO STOXX 50 Daily (2x) Leveraged FR00104689830,40%Bourse DirectLinxea AvenirDegiro
Amundi Nasdaq-100 Daily (2x) Leveraged FR00103425920,60%Bourse DirectLinxea AvenirDegiro
Amundi CAC 40 Daily (2x) Leveraged FR00105920140,40%Bourse DirectLinxea AvenirDegiro
Sélection d’ETF à effet de levier

Quelles alternatives aux ETF à effet de levier ?

L’utilisation des ETF x2 n’est pas la seule solution pour obtenir un effet de levier en bourse. Il fut un temps où beaucoup d’investisseurs faisaient usage du SRD (Système de Règlement Différé), lequel consiste à ne payer ses actions qu’à la fin du mois. Néanmoins le SRD est souvent coûteux et contraignant, c’est par ailleurs un système franco-français dont les actifs éligibles sont assez limités.

Désormais, la plupart des investisseurs préfèrent utiliser des produits dérivés et en particulier des CFD. Les CFD (Contract For Différence) permettent d’obtenir la différence entre le prix d’achat et le prix de vente d’un actif, multiplié par le niveau du levier. Les CFD présentent plusieurs avantages :

Attention tout de même, avec le CFD (comme avec le SRD), vous investissez sur marge et cela peut conduire à des appels de marge. Un appel de marge intervient lorsque votre placement va dans le mauvais sens. Votre courtier vous demandera alors d’apporter des liquidités supplémentaires afin de s’assurer que vous puissiez couvrir vos pertes si jamais celles-ci venaient à augmenter. Si vous n’êtes pas en mesure d’apporter des liquidités supplémentaires, vos positions seront automatiquement clôturées. Vous devez donc vous assurer de ne pas prendre un levier trop important et ainsi pouvoir faire face à des marchés volatils.

Les CFD sont accessibles auprès de certaines plateformes spécialisées. Vous trouverez la meilleure plateforme de trading de CFD dans notre comparatif !

Questions fréquentes

Comment décrypter le nom d’un ETF ?

Le plus simple est de prendre un exemple : « Amundi CAC 40 UCITS ETF Dist » :
Amundi : nom de l’émetteur / société de gestion.
CAC40 : nom de l’indice de référence répliqué et stratégie.
UCITS ETF : Indique que l’ETF est conforme à la directive UCITS.

La dernière partie concerne les dividendes :
« Acc » ou « C » en anglais « Accumulating » : les dividendes dégagés par l’ETF sont capitalisés.
« Dist. » ou « D » pour « Distributing » : ils sont distribués.
« C/D » : les deux sont possibles.

Peut-on investir dans une assurance vie avec des ETF ?

Oui, c’est possible ! On vous explique tout dans notre article : Assurance-vie et ETF : lesquels choisir ? (Guide 2023).

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ETF World : avantages, inconvénients et meilleurs ETF https://finance-heros.fr/etf-world-avantages-inconvenients-et-selection/ https://finance-heros.fr/etf-world-avantages-inconvenients-et-selection/#comments Mon, 01 Feb 2021 13:27:08 +0000 https://finance-heros.fr/?p=866 Les ETF World, ou ETF Monde sont un des placements favoris des adeptes de la gestion passive. Quels sont leurs avantages et leurs inconvénients ? Quels sont les meilleurs ETF World ? Peut-on faire mieux avec un portefeuille diversifié d’ETF ? On fait le point dans cet article. Qu’est-ce qu’un ETF World ? Un ETF […]

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Les ETF World, ou ETF Monde sont un des placements favoris des adeptes de la gestion passive. Quels sont leurs avantages et leurs inconvénients ? Quels sont les meilleurs ETF World ? Peut-on faire mieux avec un portefeuille diversifié d’ETF ? On fait le point dans cet article.

Qu’est-ce qu’un ETF World ?

Un ETF (Exchanged Traded Fund) est un fonds d’investissement coté en bourse qui réplique un indice boursier. Dans le cas des ETF World, l’indice de référence est généralement le MSCI World. Cet indice est composé de plus de 1 500 actions, les plus importantes de 23 pays développés.

En investissant dans un ETF Monde, vous investissez donc dans un panier contenant ces 1 500 actions. C’est là un des gros avantages de cet ETF : avec un seul fonds, vous diversifiez vos investissements. Et on ne peut pas faire plus simple !

Vous pouvez acheter des parts d’un ETF Monde depuis une assurance-vie ou un compte-titres. Et grâce à un ETF à réplication synthétique, vous pouvez même investir dans un ETF Monde depuis un PEA.

Retrouvez nos comparatifs des meilleurs PEA et des meilleurs courtiers en bourse pour investir à frais réduits !

Les inconvénients des ETF World

Malgré les 1 500 entreprises qui le composent, la diversification des ETF World est imparfaite :

  • 66% des actions du MSCI World sont américaines. Cela amène deux problèmes. D’une part, il existe un risque géopolitique élevé concentré sur les États-Unis et d’autre part, vous avez de facto un risque de change important avec le Dollar qui se traduit par une volatilité accrue.
  • Les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) représentent plus de 10% de l’indice, ce qui fait peser un risque de concentration non négligeable, surtout depuis que la position monopolistique de ces entreprises est remise en question.
  • Le MSCI World exclut les pays émergents. Vous ne profitez donc pas du dynamisme de pays comme la Chine, l’Inde, Taïwan, etc. Or, ce sont les pays qui affichent les taux croissance les plus élevés !

Une image valant mille mots, le graphique ci-dessous illustre la répartition géographique du MSCI World.

Répartition géographique du MSCI Wolrd
Répartition géographique du MSCI Wolrd

Mentionnons un dernier défaut de taille. Avec un ETF Monde, vous ne pouvez pas piloter votre prise de risque. En effet, vous investissez exclusivement dans un panier d’actions. C’est une bonne chose si vous avez un horizon d’investissement à long terme, mais cela représente une prise de risque trop élevé si vous investissez sur moins de 10 ans. Dans ce cas, il faut envisager de réduire la volatilité de votre portefeuille avec des ETF obligataire.

Comment faire mieux qu’un ETF Monde ?

Diversifiez davantage

Vous pouvez assez facilement vous constituer un portefeuille plus équilibré que le MSCI World en investissant dans des ETF des principales zones géographiques. Avec les ETF suivants, vous couvrirez la quasi-totalité des pays du monde :

Par ailleurs, en décomposant ainsi votre portefeuille, vous pouvez surpondérer légèrement les actions européennes et ainsi réduire le risque de change EUR/USD.

Retrouvez notre article dédié au choix et à la constitution d’un portefeuille d’ETF pour en savoir plus !

Intégrez des petites capitalisations boursières

Les Small Caps ou petite capitalisation boursières sont plus risquées que les grandes entreprises, mais elles sont aussi plus performantes sur le long terme. En ajoutant des ETF small caps à votre portefeuille, vous pouvez donc booster votre performance. Voici deux ETF que vous pourriez utiliser :

  • ETF Russel 2000 pour les small et mid caps américaines ;
  • ETF MSCI EMU Small Caps pour les actions européennes.

Ajustez votre prise de risque

Selon que vous investissiez sur le long terme, le moyen terme ou le court terme, nous vous recommandons de moduler le niveau de risque de votre portefeuille avec des ETF obligataires et avec le fonds en euros d’un contrat d’assurance-vie.

Hugo
Les conseils de Hugo

Si vous pensez utiliser l’argent de votre placement avant 5 ans, nous vous recommandons de ne pas dépasser 50% d’ETF en actions. Pour en savoir plus sur les ETF obligataires, rendez-vous notre article dédié !

Optez pour une gestion pilotée

Plutôt que de constituer votre portefeuille d’ETF par vous-même, vous pouvez aussi opter pour une gestion pilotée. Plusieurs contrats d’assurance-vie proposent des gestions pilotées 100% ETF. Malgré des frais plus élevés, une bonne gestion pilotée présente plusieurs avantages :

  • Vous ne risquez pas de faire d’erreur dans le choix de vos ETF.
  • Le niveau de risque de votre portefeuille sera bien ajusté à vos besoins.
  • Vous ne risquez pas de vous retrouver dans la situation où votre assurance-vie ne permet pas d’investir dans les ETF que vous recherchez.

Si vous ne souhaitez pas allouer trop de temps à la gestion de vos placements, une gestion pilotée est donc une bonne option.

Les meilleurs ETF MSCI World

Nous avons sélectionné trois ETF MSCI World. Avec seulement 0,12% de frais de gestion, le premier est le moins cher. Dans la mesure du possible, c’est celui que nous vous conseillons de privilégier. Nous avons ajouté deux autres ETF, l’un éligible au PEA, l’autre est un ETF plus répandu dans les contrats d’assurance-vie.

Et pour que vous puissiez réduire les frais au maximum, nous avons aussi indiqué les meilleurs courtiers auprès desquels vous trouverez ces ETF.

ETFISINFrais de gestionInvestir (Compte-titres)Investir (PEA)Investir (Assurance-vie)
Amundi MSCI World LU17815411790,12%DegiroFortuneo
Amundi MSCI World FR00103157700,30%DegiroFortuneoLinxea Avenir | Placement Direct Vie
Amundi MSCI WORLD LU16810435990,38%DegiroFortuneo
Sélection des meilleurs ETF MSCI World

Question fréquentes

Comment décrypter le nom d’un ETF ?

Le plus simple est de prendre un exemple : « Amundi CAC 40 UCITS ETF Dist » :
Amundi CAC 40 : nom de l’émetteur / société de gestion.
CAC 40 : nom de l’indice de référence répliqué et stratégie.
UCITS ETF : Indique que l’ETF est conforme à la directive UCITS.

La dernière partie concerne les dividendes :
« Acc » ou « C » en anglais « Accumulating » : les dividendes dégagés par l’ETF sont capitalisés.
« Dist. » ou « D » pour « Distributing » : ils sont distribués.
« C/D » : les deux sont possibles.

Peut-on investir dans une assurance vie avec des ETF ?

Oui, c’est possible ! On vous explique tout dans notre article : Assurance-vie et ETF : lesquels choisir ? (Guide 2023).

Peut-on investir dans un ETF World depuis le PEA ?

Oui, certains ETF World sont éligibles au PEA. On vous donne la liste complète des ETF World éligibles au PEA ici.

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